Les ISO sont rares en cas d’administration médicamenteuse par voie intrathécale pour une douleur liée au cancer

  • Sindt JE & al.
  • Anesth Analg
  • 23 janv. 2020

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Le taux d’infection au site de l’opération (ISO) chez des patients atteints d’un cancer ayant reçu un implant à administration médicamenteuse par voie intrathécale (AMVI) pour une douleur liée au cancer n’était que de 0,9 % dans cette étude.
  • Un tel taux faible est notable, car près de 80 % des patients avaient reçu un traitement antinéoplasique concomitant, lequel est susceptible de causer une immunosuppression.

Pourquoi est-ce important ?

  • Moins de 1 % des patients éligibles atteints d’un cancer font l’objet d’une AMVI, alors qu’il s’agit d’un traitement de la douleur liée au cancer établi depuis des décennies.

Protocole de l’étude

  • Cette revue rétrospective de dossiers relatifs à des implants à AMVI (mai 2014–décembre 2018) a évalué le taux d’ISO chez les patients (n = 217) ayant reçu un implant à AMVI pour une douleur liée au cancer.
  • Financement : aucun.

Principaux résultats

  • Dans les 6 mois suivant la pose de l’implant, 2 patients ont présenté une ISO (taux d’infection global : 0,9 % ; IC à 95 % : 0,1–3,3 %).
  • Dans les 30 jours précédant/suivant la pose d’un implant à AMVI, la plupart des patients (79,3 %) ont reçu une forme de traitement antinéoplasique, notamment :
    • une chimiothérapie : 46,5 % ;
    • une immunothérapie : 28,6 % ;
    • des radiothérapies : 28,1 % ;
    • des stéroïdes systémiques : 32,3 %.
  • Taux de patients ayant reçu 1, 2 ou 3 types de traitement durant la période périopératoire :
    • 1 type : 36,9 % ;
    • 2 types : 29 % ;
    • 3 types : 12,9 %.  
  • 30 jours avant la pose de l’implant, 25,8 % des patients étaient leucopéniques (numération des globules blancs inférieure à 4,0 K/μl), et 3,2 % des patients présentaient une neutropénie modérée, avec une numération absolue des neutrophiles inférieure à 1 000/μl.

Limites

  • Protocole rétrospectif.
  • Pas de groupes témoins.

La revue a été rédigée en collaboration avec Chitra Ravi, MPharm.