Les inhibiteurs du SGLT2 sont associés à une réduction du risque de goutte dans le cadre du DT2

  • Fralick M & al.
  • Ann Intern Med
  • 14 janv. 2020

  • Par Miriam Tucker
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Les adultes atteints de diabète de type 2 (DT2) s’étant fait prescrire un inhibiteur du cotransporteur du sodium-glucose de type 2 (Sodium-Glucose Cotransporter-2, SGLT2) avaient des taux inférieurs de survenue ultérieure de goutte que ceux s’étant fait prescrire un agoniste des récepteurs du glucagon-like peptide-1 (Glucagon-Like Peptide-1 Receptor Agonist, GLP1-RA).

Pourquoi est-ce important ?

  • Les adultes atteints de goutte présentent un taux environ 30 % plus élevé de maladies cardiovasculaires (MCV) et de mortalité toutes causes confondues, par rapport à ceux sans goutte.
  • Le fébuxostat réduit le risque de crise de goutte, mais il est associé à un risque accru de MCV, par rapport à l’allopurinol.

Protocole de l’étude

  • La base de données d’une assurance commerciale aux États-Unis a été analysée pour la période allant de mars 2013 à décembre 2017.
  • Les taux de goutte ont été comparés chez des patients appariés selon les scores de propension, atteints de DT2 et sans antécédent/sans goutte actuellement ayant récemment commencé à prendre des inhibiteurs du SGLT2 (SGLT2 inhibitors, SGLT2i) ou des GLP1-RA (n = 119 530 par groupe).
  • Financement : Hôpital Brigham pour femmes (Brigham and Women’s Hospital).

Principaux résultats

  • Diagnostics de goutte pour 1 000 personnes-années : 4,9 avec les SGLT2i contre 7,8 avec les GLP1-RA. 
    • RR corrigé : 0,64 (IC à 95 % : 0,57–0,72).
  • Différence absolue des taux entre les groupes SGLT2i et GLP1-RA appariés selon les scores de propension :
    • -2,85 (IC à 95 % : -3,59 à -2,12) pour 1 000 personnes-années.
    • Ce résultat était cohérent, quels que soient l’âge, le sexe et l’utilisation de diurétiques à l’entrée dans l’étude.
  • Dans l’analyse de sensibilité ayant comparé les nouveaux utilisateurs de SGLT2i avec de nouveaux utilisateurs d’inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase-4 appariés selon les scores de propension (97 442/groupe), le RR de goutte avec les SGLT2i était de 0,66 (IC à 95 % : 0,58–0,75).

Limites

  • L’appariement selon les scores de propension exclut certains patients.
  • Les données de laboratoire à l’entrée dans l’étude sont incomplètes.
  • La période de suivi est courte (~280 jours).