Les inhibiteurs de la PARP sont associés à un risque accru de cancer secondaire

  • Morice PM & al.
  • Lancet Haematol
  • 18 déc. 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les inhibiteurs de la poly(ADP-ribose) polymérase (PARP) sont associés à un risque accru de syndrome myélodysplasique et de leucémie myéloïde aiguë, comparativement à un traitement par placebo, chez les patients atteints d’un cancer.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les cliniciens doivent être conscients de ces toxicités hématologiques potentiellement mortelles, en particulier dans le cadre d’un traitement d’entretien de première intention.
  • Le traitement par inhibiteurs de la PARP doit être interrompu si un syndrome myélodysplasique, une leucémie myéloïde aiguë ou d’autres cancers secondaires sont confirmés.

Méthodologie

  • Une méta-analyse a été réalisée à partir de 28 essais contrôlés randomisés.
  • 18 essais étaient contrôlés par placebo, et 10 disposaient d’un groupe témoin avec un autre traitement qu’un placebo.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • 43 % des patients étaient des femmes recevant un traitement contre un cancer de l’ovaire.
  • L’incidence du syndrome myélodysplasique et de la leucémie myéloïde aiguë associés à un inhibiteur de la PARP dans le cadre des essais contrôlés par placebo était de 0,73 %.
  • Leur incidence dans le cadre des essais sans placebo était de 1,22 %.
  • Sur l’ensemble des essais, leur incidence était de 0,83 %.
  • Dans le cadre des essais contrôlés par placebo, le risque de syndrome myélodysplasique et de leucémie myéloïde aiguë était significativement plus élevé avec les inhibiteurs de la PARP, comparativement au traitement par placebo (rapport de cotes [RC] : 2,63 ; P = 0,026).
  • D’après la base de données de pharmacovigilance de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS ; VigiBase), 178 cas de syndrome myélodysplasique (n = 99) et de leucémie myéloïde aiguë (n = 79) associés au traitement par inhibiteurs de la PARP ont été identifiés.
    • La durée médiane du traitement était de 9,8 mois, et la période de latence médiane était de 17,8 mois.
    • Sur les 104 cas pour lesquels les résultats étaient rapportés, 47 (45 %) sont décédés.

Limites

  • Aucune donnée à long terme n’était disponible.