Les inhibiteurs de la DPP-4 augmentent-ils le risque de pemphigoïde bulleuse ?

  • Lee H & al.
  • JAMA Dermatol
  • 22 juil. 2020

  • Par Brian Richardson, PhD
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Le traitement par inhibiteur de la dipeptidyl peptidase-4 (DPP-4) est associé à un risque accru de pemphigoïde bulleuse, par rapport à une sulfonylurée, selon une étude de cohorte rétrospective.

Pourquoi est-ce important ?

  • Cette étude appuie de précédents résultats suggérant une association entre les inhibiteurs de la DPP-4 (couramment utilisés pour le traitement du diabète de type 2) et le risque de pemphigoïde bulleuse.

Principaux résultats

  • Les inhibiteurs de la DPP-4 ont été associés à un taux d’incidence plus élevé de pemphigoïde bulleuse, par rapport à une sulfonylurée (0,42, contre 0,31 pour 1 000 personnes-années ; rapport de risque [RR] : 1,42 ; IC à 95 % : 1,17–1,72).
  • Dans une analyse de sous-groupes, un risque accru a été observé chez les patients âgés de 65 ans ou plus (RR : 1,62 ; IC à 95 % : 1,32–1,99), chez les patients d’origine ethnique blanche (RR : 1,70 ; IC à 95 % : 1,30–2,24) et chez les patients traités par linagliptine (RR : 1,68 ; IC à 95 % : 1,16–2,43).

Méthodologie

  • 1 664 880 patients traités par des inhibiteurs de la DPP-4 (n = 832 440) ou une sulfonylurée (n = 832 440) ont été inclus et analysés après un appariement selon les scores de propension.
  • Financement : Hôpital de Brigham et des femmes (Brigham and Women’s Hospital) ; Faculté de médecine de Harvard (Harvard Medical School) ; Institut national américain du vieillissement (National Institute on Aging).

Limites

  • Étude rétrospective basée sur d’importantes bases de données.