Les inhibiteurs de CDK4/6 sont largement associés à des bénéfices dans le cadre du cancer métastatique du sein HR+/HER2-

  • Lancet Oncol

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une analyse groupée réalisée par l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (US Food and Drug Administration, FDA) portant sur 7 essais sur 3 inhibiteurs des kinases 4/6 (Cyclin-Dependent Kinase 4/6, CDK4/6) dépendantes des cyclines (Cyclin-Dependent Kinase Inhibitors, CDKI ; palbociclib, ribociclib et abémaciclib) montre un bénéfice large en termes de SSP dans tous les sous-groupes de patientes atteintes d’un cancer du sein avancé ou métastatique (CSM) positif aux récepteurs hormonaux (Hormone Receptor, HR+) et HER2-négatif.

Pourquoi est-ce important ?

  • Il s’agit de la première analyse groupée complète de l’efficacité menée dans des sous-groupes de patientes, y compris les moins fréquents, portant sur 3 CDKI approuvés par la FDA et l’Agence européenne des médicaments (European Medicines Agency, EMA).

Protocole de l’étude

  • Une analyse groupée de 7 essais (n = 4 200) portant sur 3 CDKI ou un placebo plus un inhibiteur de l’aromatase (létrozole ou anastrozole) ou le fulvestrant.
  • Critère d’évaluation principal : SSP.
  • Financement : aucun.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 19,7 mois.
  • L’association d’un CDKI et de l’endocrinothérapie était supérieure au placebo plus endocrinothérapie dans tous les essais.
    • Différence de SSP médiane estimée : 8,8 mois (intervalle : 6,8–13,3).
    • RR de 0,59 (IC à 95 % : 0,54–0,64).
  • Les groupes traités par CDKI plus endocrinothérapie ont présenté une meilleure SSP dans tous les sous-groupes clinico-pathologiques prédéfinis, notamment :
    • Chez les patientes traitées par inhibiteur de l’aromatase en première intention :
      • Différence de SSP : 13,1 mois. 
      • RR de 0,55 (IC à 95 % : 0,49–0,62).
    • Chez les patientes traitées par fulvestrant en première intention :
      • Différence de SSP non estimable. 
      • 0,58 (0,42–0,80).
    • Chez les patientes traitées par fulvestrant en deuxième intention :
      • Différence de SSP : 6,9 mois. 
      • 0,56 (0,49–0,64).

Limites

  • La granularité variable des analyses dans les essais n’a pas permis d’analyser certains sous-groupes.