Les infections à entérovirus durant la petite enfance pourraient déclencher la maladie cœliaque


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Des infections à entérovirus durant la petite enfance pourraient être un facteur déclencheur de la maladie cœliaque ultérieurement chez les enfants présentant un risque génétique accru pour cette maladie. C’est ce que suggère une étude de faible envergure publiée dans la revue BMJ

L’étude cas-témoin a inclus en Norvège 220 enfants porteurs du génotype HLA-DQ2/DQ8, qui ont été recrutés de 2001 à 2007. Des échantillons de selles mensuels ont été recueillis entre l’âge de 3 mois et 36 mois afin d’être analysés quant à l’acide nucléique d’entérovirus et d’adénovirus. Des échantillons de plasma ont été analysés pour déceler des anticorps de la maladie cœliaque aux âges de 3, 6, 9 et 12 mois, puis chaque année jusqu’en 2016.

Après un suivi moyen de 9,9 ans, 25 enfants ont reçu un diagnostic de maladie cœliaque suite à un dépistage et ont été appariés à deux témoins chacun. Un entérovirus a été détecté dans 17 % des échantillons de selles. La présence d’un entérovirus s’est avérée significativement plus fréquente dans les échantillons recueillis avant le développement d’anticorps de la maladie cœliaque chez les cas que chez les témoins (rapport de cotes corrigé : 1,49 ; IC à 95 % : 1,07–2,06 ; P = 0,02). Les infections à adénovirus n’ont pas été associées au développement de la maladie cœliaque.

Les auteurs suggèrent que l’identification de virus spécifiques jouant un rôle de déclencheur de la maladie cœliaque pourrait avoir des implications pour des stratégies préventives et justifier la conduite de futures études afin de clarifier les mécanismes entrant en jeu. « Si la présence d’un entérovirus est confirmée en tant que facteur déclencheur, la vaccination pourrait réduire le risque de développement de la maladie cœliaque », ont-ils conclu.