Les hommes et les femmes présentent des réponses différentes à la radiothérapie

  • De Courcy L & al.
  • Crit Rev Oncol Hematol
  • 1 mars 2020

  • Par Pavankumar Kamat
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les hommes et les femmes qui font l’objet d’une radiothérapie pour un cancer présentent des réponses différentes, une différence fondée sur le sexe qui se reflétait également dans les études précliniques.
  • La variation observée est modeste, mais significative.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le rôle du sexe doit être pris en compte à l’ère de la médecine individualisée.

Protocole de l’étude

  • Une revue de la littérature (huit articles) a été menée.
  • Financement : aucun.

Principaux résultats

  • Dans le cadre d’une étude préclinique impliquant un modèle murin de radiothérapie pédiatrique, les souris mâles ont présenté une atteinte cognitive en règle générale, mais les souris femelles n’ont présenté une atteinte cognitive qu’à certaines étapes du cycle œstral.
  • Dans le cadre d’une autre étude préclinique chez la souris, la toxicité pulmonaire après la radiothérapie était plus élevée chez les mâles que chez les femelles : 
    • pneumopathie inflammatoire : 60 % contre 50 % ; et
    • vascularite : 80 % contre 70 %.
  • Dans le cadre d’une étude in vitro de la motilité colique après une radiothérapie dans des segments de côlon sigmoïde prélevés chez des patients de sexe masculin et féminin, les patients de sexe masculin présentaient une sensibilité plus élevée et une réponse plus importante à une stimulation par le carbachol et l’histamine, comparativement aux patients de sexe féminin.
  • Une étude de cohorte rétrospective a révélé que les femmes développaient une toxicité cardiaque liée à la radiothérapie de manière plus précoce et à des doses bien plus faibles que les hommes.
  • Une autre étude a démontré que les femmes obtenaient de meilleurs résultats de survie que les hommes après une radiothérapie dans le cadre du carcinome épidermoïde de l’œsophage :
    • survie sans progression (SSP) médiane : 14 mois, contre 10,6 mois ; et
    • survie globale (SG) médiane : 20,8 mois, contre 15,9 mois.

Limites

  • L’ensemble de données probantes disponible pour cette revue était modeste.
  • Certaines données sont des données précliniques ou in vitro.