Les greffes de rein pourraient permettre des économies importantes pour les systèmes de santé, selon l’ERA-EDTA

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Des néphrologues ont fait part à maintes reprises de leur inquiétude au sujet des faibles taux de dons d’organes dans de nombreux pays européens. Ils espèrent qu’une nouvelle étude, qui souligne les économies importantes associées aux greffes, persuadera les décideurs politiques de s’attaquer à ce problème.

L’étude, publiée dans la revue Clinical Kidney Journal  (ckj), a estimé les coûts des soins de santé en Suède liés aux greffes de rein et aux dialyses sur une période de 10 ans du point de vue du système de santé. Elle a révélé que 66 à 79 % des coûts escomptés liés aux patients en attente d’une greffe ont été évités grâce aux greffes, ce qui a permis des économies de 380 000 € par patient. Les économies ont été les plus importantes pour les greffes ayant réussi, mais même dans le cas de patients ayant repris la dialyse, le traitement a été source d’économies.

L’Association rénale européenne et l’Association européenne de dialyse et de greffe (European Renal Association-European Dialysis and Transplant Association, ERA-EDTA) ont salué les résultats, affirmant que l’étude vient s’ajouter aux données probantes démontrant pourquoi il convient d’encourager les greffes. « La mission de l’ERA-EDTA a toujours été d’apporter le meilleur traitement aux patients atteints d’une maladie rénale. Nous faisons par conséquent beaucoup d’efforts pour améliorer la situation. Conjointement avec l’Alliance européenne pour la santé rénale (European Kidney Health Alliance, EKHA), nous avons déjà abordé la question d’une politique sanitaire à l’échelle de l’UE et avons demandé le lancement d’une campagne d’information paneuropéenne commune. Pour l’instant, les résultats obtenus jusqu’ici restent assez maigres. Nous espérons que cette étude pourra persuader les décideurs politiques d’agir », a fait savoir l’association.