Les flavonols alimentaires sont associés à une réduction du risque de maladie d’Alzheimer

  • Neurology
  • 29 janv. 2020

  • Par Susan London
  • Clinical Essentials
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Les adultes plus âgés ayant des apports alimentaires plus élevés en flavonols ont présenté un risque plus faible de maladie d’Alzheimer dans cette étude de cohorte prospective.
  • Une réduction a été constatée même après une correction pour prendre en compte l’âge, le sexe, le niveau d’études, le statut de l’APOE ɛ4 et la participation à des activités cognitives et physiques.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les options de prévention et de traitement de la maladie d’Alzheimer sont limitées.

Principaux résultats

  • Au cours d’une période de suivi médiane de 6,1 ans, 23,9 % des participants ont reçu un diagnostic de maladie d’Alzheimer.
  • L’apport alimentaire en flavonols a été inversement associé au risque corrigé de maladie d’Alzheimer dans des modèles à risques proportionnels de Cox.
  • Comparaison entre le quintile supérieur et le quintile inférieur d’apport alimentaire en flavonols (rapports de risque [RR]) :
    • flavonols totaux : 0,52 (P = 0,006) ;
    • kaempférol : 0,50 (P = 0,002) ;
    • myricétine : 0,62 (P = 0,03) ; et
    • isorhamnétine : 0,62 (P = 0,02).
  • Seule une tendance a été constatée pour l’apport en quercétine (RR : 0,70 ; P = 0,06).
  • Apport total en flavonols : 5,3 mg/jour dans le quintile inférieur ; 15,3 mg/jour dans le quintile supérieur.

Protocole de l’étude

  • Il s’agit d’une étude de cohorte prospective communautaire de 921 adultes plus âgés sans démence (âge moyen : 81,2 ans), menée dans le cadre du Projet sur la mémoire et le vieillissement du centre médical de l’Université Rush (Rush Memory and Aging Project).
  • Le régime alimentaire a été évalué au moyen d’un questionnaire de fréquence alimentaire lors d’évaluations annuelles.
  • Critère d’évaluation principal : la maladie d’Alzheimer diagnostiquée par des cliniciens.
  • Financement : Instituts nationaux américains de la santé (National Institutes of Health, NIH) ; Institut national américain sur le vieillissement (National Institute on Aging) ; Service de recherche agricole du département de l’Agriculture des États-Unis (USDA Agricultural Research Service).

Limites

  • Des facteurs de confusion résiduels n’ont pas été mesurés.
  • Il existe un biais de rappel et d’autodéclaration concernant le régime alimentaire.
  • Le caractère généralisable des résultats est incertain pour les populations d’origine ethnique non blanche, à faible niveau d’études et non volontaires.
  • Il est possible qu’une maladie d’Alzheimer infraclinique ait conduit à une altération du régime alimentaire.