Les femmes atteintes de très grande obésité doivent perdre du poids durant la grossesse


  • Mary Corcoran
  • Univadis Actualités médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Contrairement à ce que préconisent les recommandations actuelles, une nouvelle étude suggère que les femmes atteintes de très grande obésité doivent perdre du poids durant la grossesse.

Les chercheurs ont examiné les données portant sur des naissances simples viables arrivées à terme consécutives qui se sont déroulées à l’unité de maternité de l’Université de la Réunion Sud, sur l’île de la Réunion, au cours d’une période de 16,5 ans, de 2001 à 2017. Ils ont enregistré l’indice de masse corporelle (IMC) avant la grossesse, la prise de poids et le poids du bébé, pour 52 092 femmes qui avaient accouché à terme. 

Ils ont découvert que seules les femmes ayant un IMC normal avaient un risque équilibré d’avoir un nourrisson petit ou grand pour l’âge gestationnel (10 % de risque pour les deux cas) ; un point de croisement qu’ils ont appelé symbiose de la corpulence mère-fœtus (SCMF). Ils ont ensuite examiné la façon dont cette SCMF a changé avec l’IMC et le poids pris durant la grossesse et ont déterminé la prise/perte de poids optimale pour chaque catégorie d’IMC. 

Les chercheurs ont déclaré que même si les recommandations largement suivies de 2009 de l’Institut de médecine (Institute of Medicine) sont adéquates pour les femmes de poids normal et en surpoids, une femme ayant un IMC de 17 doit prendre environ 22 kg au lieu des 12,5–18 kg recommandés. Une femme obèse ayant un IMC de 32 doit prendre 3,6 kg au lieu des 5–9 kg recommandés, tandis que les femmes ayant un IMC de 40 doivent perdre 6 kg.