Les étudiants en médecine et les membres du personnel d’un département d’anatomie subissent les effets toxiques des cadavres traités au formol

L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. Inscrivez-vous gratuitement
Une nouvelle recherche suggère que l’exposition chronique aux cadavres traités au formol est associée de manière significative à des troubles systémiques et à la perturbation du système hématopoïétique.

L’étude portant sur près de 500 étudiants en médecine et membres du personnel de l’Université d’Alexandrie en Égypte a identifié une série de toxicités liées au formol chez les étudiants et les membres du personnel exposés au formol, notamment un larmoiement excessif, des troubles de la peau, une irritation respiratoire et un asthme professionnel. Plus important encore, les numérations des globules blancs se sont révélées anormalement élevées ou faibles chez les membres du personnel exposés au formol. Les numérations des globules rouges et des plaquettes étaient quant à elles nettement inférieures.

La recherche fait suite à un nombre élevé de décès et de diagnostics engageant le pronostic vital au sein du corps professoral du département d’anatomie de l’Université d’Alexandrie. Au cours de la dernière décennie, quatre décès ont été constatés parmi les membres du personnel, dont un en raison d’un cancer du pancréas et un autre dû à un myélome multiple chez un jeune membre du personnel. De plus, trois autres membres du personnel de sexe féminin ont reçu un diagnostic de cancer du sein, avec en outre un cas de lymphome et un cas de fibrose pulmonaire.

Cette étude récente vient s’ajouter au nombre croissant de données probantes démontrant les effets toxiques cumulatifs de l’exposition au formol et suggère la nécessité de réévaluer la concentration de formol ainsi que les conditions de travail dans les départements d’anatomie.