Les essentiels du mois de janvier 2017 sur les maladies de la thyroïde

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Les trois études essentielles de ce mois-ci sur les maladies de la thyroïde, sélectionnées parmi 174 études évaluées par des pairs

1. De nombreuses maladies non digestives sont associées à la MC. L’hypothèse de la fréquence supérieure des maladies de la thyroïde chez les patients atteints d’une MC est controversée. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue PLoS One.

2. 5 000 patients inclus dans la première étude prospective basée sur la population ont rapporté ce lien. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue Eur J Endocrinol.

3. La déficience en iode pendant la grossesse peut entraîner une hypothyroïdie congénitale chez les nourrissons ainsi qu’une déficience intellectuelle. La plupart des obstétriciens et des sages-femmes ne recommandent pas de supplémentation en iode, selon l’enquête. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue Thyroid.

 

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1

Une méta-analyse révèle une prévalence supérieure des maladies de la thyroïde chez les patients cœliaques

Source : PLoS One

À retenir
 
  • Une méta-analyse a découvert que les maladies de la thyroïde sont plus prévalentes chez les patients atteints d’une maladie cœliaque (MC) que chez les patients qui ne présentent pas ce trouble digestif.
  • Les auteurs recommandent un dépistage des maladies de la thyroïde chez les patients atteints d’une MC.

Principaux résultats

  • La prévalence des maladies de la thyroïde était significativement plus élevée chez les patients atteints d’une MC que chez les patients témoins (P < 0,001).
  • La prévalence de l’hypothyroïdie était plus élevée que dans les groupes témoins, et la thyroïdite auto-immune avec euthyroïdie était > 4 fois plus élevée que chez les patients témoins.
  • Aucune association significative n’a été établie entre la MC et la prévalence de l’hyperthyroïdie.
  • Le régime sans gluten ne semblait pas être associé aux maladies de la thyroïde.

Conception de l’étude

  • Méta-analyse incluant 13 études de cas témoins et études de cohorte rétrospectives évaluant la prévalence des maladies de la thyroïde chez les patients atteints d’une MC. 
  • Articles tirés des bases de données PubMed, Web of Science, Embase et Chinese WanFang jusqu’en mai 2016.
  • 15 629 patients atteints d’une MC et 79 342 patients témoins ont été inclus.
  • Financement : aucun.

Pourquoi est-ce important ?

  • De nombreuses maladies non digestives sont associées à la MC.
  • L’hypothèse de la fréquence supérieure des maladies de la thyroïde chez les patients atteints d’une MC est controversée.
  • La plupart des études antérieures associant la MC aux maladies de la thyroïde étaient des études transversales de petite envergure sans groupes témoins.

Texte intégral libre

 
2

Une thyroïde hyperactive pourrait accroître le risque de diminution de la fonction rénale

 

Source : Eur J Endocrinol

À retenir

  • Une fonction thyroïdienne hyperactive était associée à un risque accru de diminution de la fonction rénale dans une étude prospective.
  • L’hypothyroïdie était associée à un risque inférieur d’insuffisance rénale chronique (IRC). 
Principaux résultats
  • Des taux supérieurs de thyréostimuline étaient associés à un débit de filtration glomérulaire estimé (eGFR) inférieur et à une baisse annuelle de l’eGFR inférieure.
  • Les patients présentant une hyperthyroïdie infraclinique avaient un risque accru d’IRC, par rapport aux patients en euthyroïdie.
  • Les patients atteints d’hypothyroïdie avaient un risque inférieur d’IRC.

Conception de l’étude

  • Étude de cohorte longitudinale et prospective.
  • 5 103 patients âgés de 45 ans ou plus et inclus dans l’Étude Rotterdam, dont les fonctions thyroïdienne et rénale ont été évaluées.
  • Suivi moyen de 8,1 ans.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les dysfonctionnements de la thyroïde ont été associés à une diminution de la fonction rénale dans des études transversales.
  • La première étude prospective basée sur la population rapportait un lien entre fonction thyroïdienne élevée et diminution de la fonction rénale.

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3

Les femmes américaines sont-elles bien conseillées en matière de supplémentation en iode ?

 

Source : Thyroid

À retenir

  • 75 % des obstétriciens et des sages-femmes aux États-Unis ne recommandent pas de vitamines prénatales contenant de l’iode pendant la période précédant la conception, ni pendant la grossesse et l’allaitement, ou recommandent un dosage inadapté.
  • La Société Endocrine (Endocrine Society), l’Association américaine de la thyroïde (American Thyroid Association), la Société de tératologie (Teratology Society) et l’Académie américaine de pédiatrie (American Academy of Pediatrics) recommandent des vitamines prénatales contenant 150 μg d’iode pendant la période précédant la conception, pendant la grossesse et l’allaitement.

Principaux résultats

  • 199 sages-femmes et 277 obstétriciens ont répondu à l’enquête.
  • 34,8 % des obstétriciens considéraient que le taux d’iode chez les femmes enceintes aux États-Unis était faible, contre 43,4 % des sages-femmes.
  • La plupart des participants ont signalé qu’ils prescrivaient rarement ou ne prescrivaient jamais de supplémentation en iode aux femmes pendant la période précédant la conception.
  • Chez ceux qui recommandaient une supplémentation en iode, 45 % ont indiqué prescrire les 150 μg recommandés.

Conception de l’étude

  • L’enquête en ligne destinée aux sages-femmes membres du Collège américain des infirmiers-sages-femmes (American College of Nurse-Midwives) et aux obstétriciens membres de l’Association médicale américaine (American Medical Association).
  • L’enquête avait pour objectif d’évaluer les connaissances en matière de consommation d’iode et la pratique clinique en matière de supplémentation en iode.
  • Financement : Fondation nationale italo-américaine (National Italian American Foundation) et Fondazione Bracco.

Pourquoi est-ce important ?

  • La déficience en iode pendant la grossesse peut entraîner une hypothyroïdie congénitale chez les nourrissons ainsi qu’une déficience intellectuelle.
  • Selon les données, les femmes américaines présentent une déficience en iode.
  • Première étude américaine visant à évaluer les connaissances des obstétriciens/sages-femmes en matière de supplémentation en iode. 

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