Les déficits cognitifs induits par la chimiothérapie sont les plus importants chez les patientes plus jeunes atteintes d’un cancer du sein

  • Xu Z & al.
  • Cancer Chemother Pharmacol
  • 19 nov. 2019

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une étude s’appuyant sur une évaluation objective de l’atteinte cognitive, à savoir les potentiels évoqués cognitifs (PEC), révèle que les atteintes cognitives associées à la chimiothérapie sont durables et plus prononcées chez les patientes âgées de moins de 50 ans.

Pourquoi est-ce important ?

  • Il s’agit de la plus grande étude à ce jour à s’appuyer sur une évaluation objective de l’atteinte cognitive, et de la première à démontrer des effets liés à l’âge.

Protocole de l’étude

  • Une cohorte transversale de 529 patientes atteintes d’un cancer du sein (chez qui la latence de la P300 dans les PEC était évaluée) a été divisée en 3 groupes : Le groupe 1 était composé de patientes ayant reçu un diagnostic initial de cancer du sein avant la chimiothérapie ; le groupe 2 était composé de patientes atteintes d’un cancer du sein pendant la chimiothérapie ; le groupe 3 était composé de patientes atteintes d’un cancer du sein après une durée de suivi moyenne de 2,42 ans après la chimiothérapie.
  • L’allongement de la latence de la P300 indique une atteinte cognitive.
  • Financement : Fondation nationale des sciences naturelles de Chine.

Principaux résultats

  • Les groupes 2 et 3 présentaient des latences de la P300 significativement plus longues que le groupe 1 (P 
  • groupe 1 : 355,13 ± 19,47 ms ;
  • groupe 2 : 364,74 ± 15,73 ms ;
  • groupe 3 : 364,02 ± 17,12 ms.
  • L’analyse des sous-groupes révèle qu’une latence prolongée de la P300 persiste uniquement chez les patientes âgées de moins de 50 ans (en comparant les groupes 2 et 3 au groupe 1).
  • L’analyse des sous-groupes n’a pas révélé de latence prolongée de la P300 chez les patientes âgées de 60 ans et plus (en comparant les mêmes groupes).
  • Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes au niveau de l’amplitude de la P300.
  • Limites

    • Protocole observationnel et transversal.