Les décès chirurgicaux dépassent les décès liés au VIH, à la TB et au paludisme réunis


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

De nouveaux appels ont été lancés pour que les efforts visant à garantir l’élargissement planifié de l’accès à la chirurgie dans le monde aillent de pair avec des initiatives de réduction des décès postopératoires. 

Dans une lettre publiée dans la revue The Lancet, des chercheurs de l’Unité de recherche en matière de santé mondiale sur la chirurgie dans le monde de l’Institut national pour la recherche en matière de santé du Royaume-Uni (UK National Institute for Health Research Global Health Research Unit on Global Surgery) décrivent comment le développement des services chirurgicaux pourrait entraîner une hausse significative du nombre total de décès dans le monde. 

Ils ont analysé les informations disponibles pour estimer la mortalité postopératoire à 30 jours basée sur le volume chirurgical, l’éventail des cas traités et les taux de mortalité postopératoire, ajustés en fonction du revenu des pays. 

Ils ont estimé qu’au moins 4,2 millions de personnes dans le monde décèdent chaque année dans les 30 jours suivant une chirurgie, la moitié de ces décès survenant dans les pays à revenus faibles et intermédiaires (PRFI). Ce nombre dépasse celui des décès dus au VIH, à la tuberculose et au paludisme réunis, qui s’élève à 2,97 millions de décès. 

« Nous prévoyons que le développement des services chirurgicaux visant à répondre à la demande non satisfaite augmente le nombre total de décès dans le monde de 6,1 millions par an, parmi lesquels 1,9 million de décès qui surviendront dans les PRFI », affirment les auteurs. « Les bailleurs de fonds et les responsables politiques doivent accorder la priorité à la recherche qui vise à rendre les chirurgies plus sûres, en particulier dans les PRFI », ont-ils ajouté. 

Les auteurs ont déclaré que la mesure systématique des résultats chirurgicaux est essentielle pour surveiller les progrès réalisés dans le monde concernant la réduction de la charge des décès postopératoires.