Les critères de l’IHS échouent à diagnostiquer de nombreuses céphalées chez l’enfant

  • Genizi J & al.
  • J Child Neurol

  • Univadis
  • Clinical Summary
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À retenir

  • L’utilisation des critères de la Société internationale des céphalées (International Headache Society, IHS) ne permet pas de détecter certains types de céphalées chez plus de 40 % des enfants, les migraines et les céphalées de tension (CT) étant les plus fréquentes.

Pourquoi est-ce important ?

  • Il est difficile de différencier la migraine des CT (les types de céphalées les plus fréquemment rapportés chez les enfants), car elles partagent des caractéristiques épidémiologiques et cliniques similaires.

Méthodologie

  • 989 enfants âgés de 6 à 18 ans ont été évalués quant aux céphalées, sur la base des critères de la 3e édition de la Classification internationale des céphalées (International Classification of Headache Disorders 3rd edition, ICHD-3), dans une clinique de neurologie pédiatrique.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • Aucun diagnostic n’a pu être établi selon les critères ICHD-3 chez 41,5 % des patients.
  • 24 % des patients ont reçu un diagnostic de CT, 26 % un diagnostic de migraine et 4,5 % un diagnostic de céphalées mixtes.
  • Les patients atteints d’une migraine avaient des antécédents familiaux plus marqués de céphalées et ont rapporté davantage de nausées, de vomissements, de mal des transports, de phonophobie et de photophobie que ceux atteints de CT (P = 0,001).
  • Les patients atteints d’une migraine ont évalué leurs céphalées comme étant plus sévères que ceux atteints de CT (douleur modérée à sévère : 97 %, contre 13 % ; P = 0,001) et comme étant plus susceptibles d’affecter leurs activités quotidiennes (60 %, contre 9 % ; P < 0,04).
  • Les patients atteints de CT ont rapporté des céphalées plus fréquemment (20,1 épisodes par mois, contre 8,2 épisodes par mois ; P = 0,001).
  • Le recours à l’analgésie était significativement plus élevé chez les patients atteints d’une migraine (50 %, contre 38 % ; P = 0,001).
  • Les problèmes émotionnels étaient significativement plus probables chez les patients atteints de CT (36 %, contre 21 % ; P = 0,01).

Limites

  • Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique.