Les chirurgies nocturnes sont associées à une incidence plus élevée d’événements indésirables


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle étude parue dans la revue British Journal of Anaesthesia, ayant examiné l’impact du moment de la chirurgie sur les événements indésirables (EI) intraopératoires et les complications pulmonaires postopératoires (CPP), a révélé que les chirurgies nocturnes sont associées à un risque plus élevé d’EI. 

Les chercheurs ont entrepris une analyse post-hoc de l’étude Évaluation locale de la prise en charge ventilatoire durant une anesthésie générale en vue d’une chirurgie (LAS VEGAS), une étude observationnelle prospective visant à décrire les pratiques en matière de ventilation dans les salles d’opération et l’incidence des EI intraopératoires et des CPP dans 29 pays. Les chirurgies ont été définies comme étant « diurnes » lorsque l’induction de l’anesthésie se déroulait entre 8 h et 19 h 59, et comme étant « nocturnes » lorsque l’induction se déroulait entre 20 h et 7 h 59. 

Un total de 9 861 participants ont été inclus dans l’étude, parmi lesquels 555 ont fait l’objet d’une chirurgie nocturne. 

Les chercheurs ont découvert que les EI intraopératoires survenaient plus fréquemment durant les chirurgies nocturnes, dans le cadre d’une analyse non appariée (43,6 % contre 34,1 % ; P 

Des CPP sont également survenues plus fréquemment à la suite des chirurgies nocturnes. Toutefois, ce résultat n’était pas significatif après un ajustement pour prendre en compte les facteurs confusionnels potentiels.

Les auteurs ont suggéré que les chirurgies en dehors des heures de travail habituelles ne devraient être pratiquées que si « les équipes en charge sont intégrées et préparées à pratiquer ces chirurgies durant ces créneaux horaires ».