Les céphalées dues à l’usage excessif de médicaments sont associées à des idées suicidaires en présence d’une migraine chronique

  • Wang YF & al.
  • J Headache Pain

  • Univadis
  • Clinical Summary
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À retenir

  • Les patients atteints de migraine chronique qui présentent également des céphalées dues à l’usage excessif de médicaments (Medication-Overuse Headaches, MOH) sont significativement plus susceptibles de rapporter des idées suicidaires et une tentative de suicide antérieure que ceux sans MOH.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les MOH résultent souvent de l’usage excessif à long terme de médicaments contre la migraine aiguë.

Méthodologie

  • Une étude transversale prospective a été menée.
  • 603 patients ayant nouvellement reçu un diagnostic de migraine chronique ont rempli un questionnaire et ont fait l’objet d’entretiens menés par des spécialistes des céphalées.
  • Financement : ministère de la Science et de la Technologie de Taïwan ; autres.

Principaux résultats

  • 53,1 % des patients présentaient des MOH.
  • Les patients atteints de MOH avaient un niveau d’études plus faible (niveau lycée ou inférieur : 57,5 %, contre 44,5 % ; P = 0,002), présentaient une apparition plus précoce de la migraine (âge moyen au moment de l’apparition : 20,7 ans, contre 23,0 ans ; P = 0,004) et prenaient des analgésiques plus fréquemment (19,4 jours par mois, contre 4,5 jours par mois ; P < 0,001), par rapport à ceux sans MOH.
  • Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes concernant les taux d’incapacité modérée à sévère, de dépression, d’anxiété ou de mauvaise qualité de sommeil.
  • Dans l’ensemble, 35,5 % des patients ont rapporté des idées suicidaires et 13,4 % avaient déjà fait une tentative de suicide.
  • Les patients atteints de MOH étaient significativement plus susceptibles d’avoir des idées suicidaires (41,6 %, contre 29,4 % ; P = 0,002) et d’avoir déjà fait une tentative de suicide (16,7 %, contre 10,1 % ; P = 0,018).
  • Après la conduite d’une analyse multivariée, les MOH ont été associées à un risque significativement plus élevé d’idées suicidaires (rapport de cotes corrigé [RCc] : 1,75 ; P = 0,004) et à une tentative de suicide antérieure (RCc : 1,88 ; P = 0,024).

Limites

  • L’étude n’a pas été conçue pour identifier une relation de causalité entre les MOH et les idées suicidaires.