Les blessures du cou sont à envisager chez les femmes ayant subi une commotion


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle étude a souligné la nécessité d’envisager la présence de blessures du cou comorbides chez les femmes ayant des antécédents de visites au service des urgences (SU) pour cause de commotion. La recherche, publiée dans la revue Journal of Women’s Health, a révélé que les femmes ayant subi une commotion présentaient une probabilité significativement plus élevée que les hommes de subir une blessure du cou comorbide dans diverses circonstances et stades de leur vie.

Les chercheurs ont examiné les données du Système national d’information sur les soins ambulatoires de l’Institut canadien d’information sur la santé portant sur tous les patients ayant effectué une première visite au SU pour cause de commotion entre 2002/2003 et 2011/2012 (inclusivement) en Ontario. 

Ils ont découvert que les femmes ayant subi une commotion présentaient une probabilité significativement plus élevée de subir une blessure du cou comorbide entre 5 et 49 ans pour les visites effectuées au SU pour cause de commotion, quelle qu’en soit l’origine, entre 15 et 49 ans pour les visites effectuées au SU pour cause de commotion due à un accident de la route par collision, et entre 10 et 39 ans pour les visites effectuées au SU pour cause de commotion d’origine sportive. 

Commentant les résultats, le Dr Susan G. Kornstein, rédactrice en chef de la revue Journal of Women’s Health, a déclaré : « Le résultat selon lequel les femmes ayant effectué une visite au SU pour cause de commotion présentent un risque accru de subir une blessure du cou comorbide a d’importantes implications cliniques ».  

« Dans le contexte du SU, une meilleure prise en compte des blessures du cou comorbides potentielles, en particulier chez les femmes âgées de 5 à 49 ans, est nécessaire pour permettre une intervention et un traitement en temps opportun », a-t-elle déclaré.