Les bisphosphonates sont associés à une réduction du risque de cancer du sein d’après une méta-analyse

  • Liu Y & al.
  • Clin Epidemiol
  • 1 janv. 2019

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une méta-analyse de 10 études révèle que les bisphosphonates sont associés à une réduction de 12 % du risque de cancer du sein.
  • Deux des études, qui étaient des essais contrôlés randomisés (ECR), n’ont identifié aucun lien, mais elles étaient compromises par des défauts au niveau du protocole de l’étude.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les auteurs appellent à la mise en œuvre d’un nouvel ECR afin de résoudre les différences avec les études observationnelles.

Protocole de l’étude

  • Une méta-analyse de 10 études (n > 900 000) identifiées dans les bases de données MEDLINE, EMBASE, Cochrane Libraries, Proquest et Web of Science a été réalisée.
  • Protocole des études : deux ECR, cinq études de cohorte et trois études cas-témoins.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • La prise de bisphosphonates était associée à une réduction de 12 % du risque de cancer du sein primitif (risque relatif [RR] de 0,88 ; IC à 95 % : 0,83–0,94).
    • Des associations similaires ont été identifiées dans les études de cohorte (RR de 0,83 ; IC à 95 % : 0,71–0,98) et dans les études cas-témoins (RR de 0,87 ; IC à 95 % : 0,80–0,95).
    • Deux ECR n’ont révélé aucune association (RR de 1,127 ; IC à 95 % : 0,808–1,573), mais ils n’étaient pas conçus pour évaluer les résultats au niveau du cancer du sein (biais de signalement sélectif).
  • Une analyse stratifiée des 10 études a montré que la prise de bisphosphonates à plus long terme (au moins 1 an) avait un effet plus important sur la réduction du risque de cancer du sein (RR de 0,75 ; IC à 95 % : 0,66–0,84) qu’une prise à court terme (moins de 1 an ; RR de 0,90 ; IC à 95 % : 0,84–0,97).

Limites

  • Hétérogénéité entre les études, notamment des différences au niveau du type de bisphosphonate pris.
  • Confusion résiduelle potentielle des données.