Les bisphosphonates par voie orale et IV offrent une efficacité similaire dans le cadre du cancer du sein précoce

  • Gralow JR & al.
  • J Natl Cancer Inst
  • 31 oct. 2019

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Un essai contrôlé randomisé (ECR) révèle que les bisphosphonates par voie orale et les bisphosphonates par voie intraveineuse (IV) ont une efficacité similaire dans le cadre du traitement adjuvant du cancer du sein précoce (CSp).

Pourquoi est-ce important ?

  • Cette équivalence permet de satisfaire les préférences des patientes.
  • Les recommandations de traitement préconisent leur utilisation, car lorsqu’il est administré chez des personnes avec un faible taux d’œstrogènes, un traitement adjuvant à base de bisphosphonates est associé à une réduction du taux de récidive du CS et du taux de décès.
  • Il s’agit du premier ECR à effectuer une comparaison directe entre les bisphosphonates par voie orale et IV.

Protocole de l’étude

  • L’ECR SWOG S0307 a été mené afin de comparer l’acide zolédronique par voie IV (4 mg 1 fois par mois pendant les 6 premiers mois, puis 1 fois tous les 3 mois) et le clodronate par voie orale (1 600 mg par jour) ou l’ibandronate par voie orale (50 mg par jour).
  • Le critère d’évaluation principal était la survie sans maladie (SSM) à cinq ans.
  • Financement : Instituts nationaux américains de la santé (National Institutes of Health, NIH) ; Berlex Pharmaceuticals ; Roche/Genentech ; Novartis Pharmaceuticals Inc ; autres.

Principaux résultats

  • 73,3 % des 6 907 patientes préféraient les bisphosphonates par voie orale.
  • Aucune différence n’a été identifiée au niveau de la SSM en utilisant le test logarithmique par rangs (P = 0,49).
  • SSM à 5 ans :
    • 88,3 % (IC à 95 % : 86,9–89,6 %) avec l’acide zolédronique ;
    • 87,6 % (IC à 95 % : 86,1–88,9 %) avec le clodronate ;
    • 87,4 % (IC à 95 % : 85,6–88,9 %) avec l’ibandronate.
  • Survie globale (SG) à 5 ans : aucune différence.
  • Aucune différence n’a été observée entre les bras au niveau du taux de première récidive survenant au niveau des os (P = 0,93).
  • Le taux de toxicité de grades 3/4 était similaire : 8,8 % avec l’acide zolédronique, 8,3 % avec le clodronate et 10,5 % avec l’ibandronate. Cependant, l’incidence d’ostéonécrose de la mâchoire était plus élevée avec l’acide zolédronique (1,26 %) qu’avec le clodronate (0,36 %) et l’ibandronate (0,77 %).

Limites

  • Aucune limite n’a été identifiée par les auteurs.