Les biomarqueurs nutritionnels peuvent améliorer la précision des études sur le régime alimentaire et les maladies

  • Prentice RL
  • Ann Intern Med
  • 28 janv. 2020

  • Par Pavankumar Kamat
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Dans une prise de position publiée dans la revue Annals of Internal Medicine, Ross Prentice, PhD, du Centre de recherche en cancérologie Fred Hutchinson (Fred Hutchinson Cancer Research Center) de Seattle, écrit que l’utilisation des biomarqueurs dans le cadre de la recherche nutritionnelle peut améliorer la précision des études sur le régime alimentaire/les maladies.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les études portant sur le régime alimentaire s’appuient historiquement sur des données autodéclarées par les participants, qui sont notoirement peu fiables.

Principaux résultats

  • D’après Ross Prentice, les biomarqueurs mesurés dans l’urine, le sang ou d’autres échantillons biologiques pourraient constituer un moyen potentiel de renforcer les évaluations du régime alimentaire.  
  • La plupart des études ayant évalué la relation régime alimentaire/maladie étaient observationnelles, et seuls quelques essais contrôlés randomisés ont été menés. 
  • De plus, des revues systématiques de comportements alimentaires recommandés spécifiques ont révélé des bénéfices non significatifs dans le cadre de la maladie chronique, avec des données probantes de faible certitude.
  • « Les biomarqueurs peuvent également permettre de déterminer si l’association observée avec une maladie chronique est effectivement liée au régime alimentaire ou à une autre caractéristique individuelle », écrit Ross Prentice. 
  • Une étude menée en 2019 a démontré que des biomarqueurs appropriés peuvent être établis à partir d’échantillons sanguins dans de grandes cohortes, et ces biomarqueurs pourraient être utilisés directement dans des analyses d’association avec les maladies. 
  • « Je pense que les biomarqueurs représentent logiquement l’avenir, mais le problème réside dans le fait que nous n’avons aucun biomarqueur pour de nombreux aspects du régime alimentaire », indique Ross Prentice.

Commentaire d’expert

  • En soulignant le manque de financement approprié, Nigel Brockton, PhD et vice-président de la recherche à l’Institut américain de recherche sur le cancer (American Institute for Cancer Research), fait la remarque suivante : « Ce ne sont pas des recherches qui attirent le feu des projecteurs. Les gens veulent que la recherche leur donne des réponses, et les demandes de financement sont très concurrentielles : le développement d’outils n’est pas quelque chose de ‘‘sexy’’, et ces études échouent souvent à obtenir des financements. »