Les biomarqueurs de l’acide linoléique et de l’acide arachidonique sont-ils associés aux nouveaux cas de diabète de type 2 ?


  • The Lancet Diabetology
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Contexte

Les effets métaboliques des acides gras poly-insaturés oméga-6 (AGPI) restent controversés et il existe peu de données probantes disponibles concernant leur rôle potentiel dans la prévention primaire du diabète de type 2. Nous avons souhaité évaluer les associations entre les biomarqueurs de l’acide linoléique et de l’acide arachidonique et les nouveaux cas de diabète de type 2.

Méthodes

Nous avons effectué une analyse combinée de nouvelles analyses harmonisées et évaluées au niveau individuel pour les biomarqueurs de l’acide linoléique et de son métabolite, l’acide arachidonique, ainsi que pour les nouveaux cas de diabète de type 2. Nous avons analysé les données de 20 études de cohorte prospectives de 10 pays (Islande, Pays-Bas, États-Unis, Taïwan, Royaume-Uni, Allemagne, Finlande, Australie, Suède et France) avec prélèvements pour analyser les biomarqueurs effectués entre 1970 et 2010. Les participants inclus dans les analyses étaient âgés de 18 ans ou plus et disposaient de données concernant les biomarqueurs de l’acide linoléique et de l’acide arachidonique à l’entrée dans l’étude. Nous avons exclu les participants qui étaient atteints de diabète de type 2 à l’entrée dans l’étude. Le résultat principal était l’association entre les biomarqueurs des AGPI oméga-6 et les nouveaux cas de diabète de type 2. Nous avons évalué le risque relatif de diabète de type 2 de manière prospective pour chaque cohorte et compartiment lipidique de manière distincte à l’aide d’un plan analytique prédéfini pour les expositions, les covariables, les modificateurs d’effet et l’analyse. Les résultats ont ensuite été combinés à l’aide d’une méta-analyse avec pondération en fonction de l’inverse de la variance.

Résultats

Les participants étaient 39 740 adultes, âgés (moyennes de l’intervalle des cohortes) entre 49 et 76 ans et ayant un IMC (moyennes de l’intervalle des cohortes) de 23,3–28,4 kg/m² non atteints de diabète de type 2 à l’entrée dans l’étude. Au cours d’un suivi de 366 073 personnes-années, nous avons identifié 4 347 nouveaux cas de diabète de type 2. Dans des analyses combinées avec correction pour prendre en compte plusieurs variables, des proportions plus élevées des biomarqueurs de l’acide linoléique en pourcentages des acides gras totaux ont été associées à un risque global inférieur de diabète de type 2 (risque relatif [RR] par intervalle interquintile : 0,65 ; IC à 95 % : 0,60–0,72 : p I2 = 53,9 %, phétérogénéité = 0,002). Les associations entre biomarqueurs de l’acide linoléique et le diabète de type 2 se sont avérés généralement similaires dans les différents compartiments de lipides incluant les phospholipides, le plasma, les esters de cholestérol et le tissu adipeux. Les taux de biomarqueurs de l’acide arachidonique ne se sont pas avérés être associés de manière significative au risque global de diabète de type 2 (RR par intervalle interquintile : 0,96 ; IC à 95 % : 0,88–1,05 ; p = 0,38 ; I2 = 63 %, phétérogénéitéFADS ; p hétérogénéité ≥ 0,13 dans tous les cas).

Interprétation

Les résultats suggèrent que l’acide linoléique entraîne des bénéfices à long terme pour la prévention du diabète de type 2 et que l’acide arachidonique n’est pas dangereux.

Financement

Les investisseurs sont indiqués dans l’annexe.