Les bactéries résistantes aux antibiotiques sont plus présentes dans les infections liées aux dispositifs que dans les infections chirurgicales

  • Weiner-Lastinger LM, et al.
  • US National Healthcare Safety Network
  • 25 nov. 2019

  • Par Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
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Les infections associées aux soins (IAS) liées à l’utilisation de dispositifs médicaux ont plus de chances d’être résistantes aux antibiotiques que les IAS provoquées par des procédures chirurgicales, selon un rapport publié par le réseau national de sécurité sanitaire (National Healthcare Safety Network ou NHSN) des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention ou CDC) aux États-Unis.

L’étude, publiée dans la revue Infection Control & Hospital Epidemiology, a analysé des données issues de cas de septicémie associée à l’utilisation d’une voie centrale, d’infection urinaire associée à la présence d’un cathéter, de troubles acquis sous ventilation et d’infection du site opératoire (ISO) signalés par des établissements hospitaliers des États-Unis entre 2015 et 2017 chez des patients adultes (≥ 18 ans).

Globalement, 5626 établissements ont mis en place une surveillance des IAS chez les adultes pendant cette période. La plupart de ces établissements étaient des hôpitaux généraux de soins aigus avec moins de 200 lits.

Les pourcentages d’agents pathogènes non susceptibles (% NS) aux antimicrobiens sélectionnés ont été calculés pour chaque type d’IAS, d’endroit, de catégorie chirurgicale et de technique de fermeture des plaies.

Les agents pathogènes étaient différents selon le type d’IAS et l’endroit.

Escherichia coli (18 %), Staphylococcus aureus (12 %), et Klebsiella spp (9 %) ont été les agents pathogènes les plus fréquemment signalés.

Les % NS de la plupart d’agents pathogènes étaient considérablement supérieurs parmi les IAS liées aux dispositifs que parmi les ISO. Par exemple, 48 % des bactéries Staphylococcus aureus examinées et isolées à partir d’infections associées à l’utilisation de dispositifs étaient résistantes à la méticilline (SARM), par rapport à 41 % des bactéries isolées à partir d’ISO.

En outre, les agents pathogènes issus d’hôpitaux de soins aigus et de soins de longue durée présentaient un % NS considérablement supérieur aux pourcentages des services généraux.