Les attitudes des MG vis-à-vis de l’évaluation du risque de maladies cardiométaboliques


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Même si la plupart des médecins généralistes (MG) en Europe acceptent l’idée que la prévention des maladies cardiométaboliques (MCM) est utile, une nouvelle enquête montre que nombre d’entre eux n’invitent pas leurs patients à participer à cette évaluation. 

Les avis de 575 MG au Danemark, en Grèce, aux Pays-Bas, en République tchèque et en Suède ont été recueillis dans le cadre d’une enquête menée entre septembre 2016 et janvier 2017. La vaste majorité des MG (proportion globale de 82 % ; intervalle entre les pays : 71–93 %) ont déclaré que la prévention sélective est utile, mais certains ont estimé qu’il s’agissait d’un gaspillage de ressources (6 % ; intervalle : 2–10 %). Pratiquement tous les MG (84 %) étaient également d’accord pour dire que la prévention sélective des MCM fait partie de leurs responsabilités habituelles. Malgré cette proportion, un peu moins de la moitié des MG interrogés ont activement invité leurs patients à participer à une évaluation du risque et 21 % ont un protocole de prévention sélective des MCM à disposition dans leur cabinet.

Les auteurs, qui ont présenté les résultats dans la revue European Journal of Public Health, ont cité un certain nombre d’obstacles potentiels susceptibles d’empêcher les MG de se lancer dans la prévention sélective des MCM, tels que l’insuffisance des moyens financiers, la charge de travail importante et les contraintes de temps. « Une meilleure compréhension de ces obstacles pourrait aider au développement et à la mise en œuvre de la prévention sélective des MCM », ont indiqué les auteurs.