Les anticorps antiphospholipides sont associés à l’infarctus du myocarde


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Une nouvelle recherche publiée dans la revue Annals of Internal Medicine suggère que les taux d’anticorps antiphospholipides (aPL), un marqueur rhumatismal, sont également élevés dans le cadre de l’infarctus du myocarde (IM) sans comorbidité auto-immune. 

Des chercheurs ont évalué la fréquence des anticorps anti-β2-glycoprotéine-I (anti-β2-GPI) et des anticorps anticardiolipine (anti-CL) d’isotypes IgG, IgM et IgA ainsi que celle des anticorps antinucléaires chez 805 patients ayant eu un premier IM dans 17 hôpitaux suédois entre 2010 et 2014 et chez des participants témoins appariés. 

Ils ont découvert que les anticorps anti-β2-GPI d’isotype IgG et/ou les anticorps anti-CL d’isotype IgG étaient plus fréquents chez les patients ayant eu un IM que chez les témoins (11,1 % contre 1,3 % ; P 

Les auteurs ont toutefois souligné que des échantillons de sang avaient été prélevés entre 6 et 10 semaines après l’IM et ont déclaré ignorer si les anticorps étaient présents avant l’IM ou s’ils étaient persistants ou temporaires. Ils ont affirmé que la présence persistante d’anticorps aPL conjointement à un IM indiquerait un syndrome des antiphospholipides avéré, auquel cas les patients doivent se faire prescrire un traitement par warfarine de durée indéfinie, selon les recommandations actuelles. 

Les auteurs ont déclaré que l’association pourrait représenter un important facteur de risque d’IM et que les résultats pourraient conduire à une amélioration de la prise en charge, du traitement et des résultats pour les patients ayant eu un IM ou étant à risque d’IM.