Les anticorps anti-SARS-CoV-2 sont constants et polyvalents quelle que soit la sévérité du COVID-19

  • Dufloo J & al.
  • Cell Rep Med

  • Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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Messages principaux

  • Selon une étude conduite auprès de la cohorte française FrenchCOVID, toutes les personnes ayant été infectées par le SARS-CoV-2 présentent des anticorps, avec un taux mesuré légèrement plus faible chez les sujets asymptomatiques que chez les autres. Ces anticorps ont à la fois une activité directement neutralisante mais induisent également une cytotoxicité et une activation du complément.

Les données disponibles depuis plus d’un an de pandémie de COVID-19 ont permis de développer la compréhension de la physiopathologie de la maladie et la cinétique de la réponse immunitaire de l’hôte. Pour autant, des pans de l’histoire naturelle de l’infection restent à compléter, et notamment celle de la réponse immunitaire chez les sujets infectés et restés asymptomatiques. Une équipe française regroupant des chercheurs de l’Inserm, de l’Institut Pasteur, du CNRS et du Vaccine Research Institute a conduit une étude sur les taux et fonction des anticorps produits par une cohorte de patients COVID-19, selon l’existence ou non de symptômes.

Leurs travaux ont permis de qualifier la réponse des sujets infectés asymptomatiques : s’ils présentent un taux légèrement inférieur à celui mesuré chez les patients symptomatiques (hospitalisés), la différence  est modeste. Outre l’activité antivirale directe, les anticorps anti-SARS-CoV-2 ont aussi une activité indirecte en induisant à la fois l’activation du complément et une cytotoxicité dépendante des anticorps (ADCC).

L’activité neutralisante et l’activité médiée par les récepteurs Fc sont également plus faibles chez les sujets asymptomatiques que chez les symptomatiques. Par ailleurs, les intensités de ces deux activités (directe et indirecte) sont corrélées, indépendamment de la sévérité de la maladie. Les auteurs suggèrent, comme dans de précédentes publications, que la sévérité de la maladie influence la réponse immunitaire et sa fonctionnalité.