Les antécédents familiaux de diabète associés à un risque de CCR chez l’homme

  • Ma W & al.
  • Cancer Prev Res (Phila)
  • 10 juil. 2018

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Des antécédents familiaux de diabète ont été associés à une augmentation du risque de cancer colorectal (CCR) chez l’homme, et plus particulièrement chez les hommes de moins de 60 ans, mais pas chez la femme.
  • Une possible association a également été identifiée chez les femmes de moins de 60 ans.

Pourquoi est-ce important ?

  • L’importance des antécédents familiaux de diabète dans l’augmentation du risque de CCR était inconnue.

Protocole de l’étude

  • 101 323 femmes issues de l’étude sur la santé du personnel infirmier (Nurses’ Health Study ; 1982–2012) et 48 542 hommes issus de l’étude de suivi des professionnels de la santé (Health Professionals Follow-up Study ; 1988–2012) ont été inclus.
  • Financement : Instituts nationaux de la santé (National Institutes of Health).

Principaux résultats

  • Après un ajustement multivarié, des antécédents familiaux de diabètes étaient associés de manière significative à un risque de CCR chez l’homme (RR : 1,19 ; IC à 95 % : 1,04–1,36), mais pas chez la femme (RR : 1,06 ; IC à 95 % : 0,96–1,17).
  • Cette association était particulièrement forte pour le cancer du côlon distal (RR : 1,31 ; IC à 95 % : 1,03–1,67) et le cancer rectal (RR : 1,37 ; IC à 95 % : 1,04–1,82).
  • L’association entre les antécédents familiaux de diabète et le risque de CCR était plus forte chez les patients de moins de 60 ans (chez l’homme, RR : 1,65 [IC à 95 % : 1,15–2,38] ; chez la femme, RR : 1,23 [IC à 95 % : 0,99–1,54]) que chez les patients plus âgés.
  • Chez l’homme, des antécédents familiaux de diabète étaient associés à une réduction des taux d’estradiol et à une augmentation des taux de leptine et, chez les hommes de moins de 60 ans, à une réduction de la globuline de liaison aux hormones sexuelles.

Limites

  • Les antécédents familiaux de diabète étaient autorapportés.