Les adultes atteints d’une infirmité motrice cérébrale sont deux fois plus susceptibles de développer des maladies cardiovasculaires et respiratoires


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Les adultes atteints d’une infirmité motrice cérébrale sont environ deux fois plus susceptibles de développer une maladie cardiovasculaire et une maladie respiratoire chronique que les adultes sans infirmité motrice cérébrale. C’est ce que révèle une nouvelle étude menée par le Collège royal des chirurgiens d’Irlande (Royal College of Surgeons in Ireland, RCSI) et l’Université Brunel de Londres (Brunel University London).

L’étude a comparé 1 705 adultes atteints d’une infirmité motrice cérébrale et 5 115 témoins sans infirmité motrice cérébrale, afin d’identifier combien d’entre eux ont développé des maladies non infectieuses. La recherche a été publiée dans le dernier numéro de la revue Neurology.

Les patients atteints d’une infirmité motrice cérébrale étaient 75 % plus susceptibles de présenter une maladie non transmissible. Après une correction pour prendre en compte d’autres variables, l’étude a révélé que les adultes atteints d’une infirmité motrice cérébrale étaient deux fois plus susceptibles de développer une maladie cardiovasculaire et une maladie respiratoire chronique, mais qu’ils n’étaient en revanche pas plus susceptibles de développer un diabète ou un cancer.

Les adultes atteints d’une infirmité motrice cérébrale étaient 2,6 fois plus susceptibles de développer une insuffisance cardiaque, 5,5 fois plus susceptibles d’avoir un accident vasculaire cérébral et 2,2 fois plus susceptibles de développer de l’asthme.

Selon les auteurs, les résultats soulignent la nécessité d’une vigilance clinique concernant l’identification de maladies non transmissibles chez les personnes atteintes d’une infirmité motrice cérébrale. Ils appellent à poursuivre les recherches sur l’étiologie et la prise en charge des maladies non transmissibles au sein de cette population.