Les acides gras trans alimentaires sont associés au cancer du sein d’après une étude menée dans neuf pays européens

  • Matta M & al.
  • BMC Med

  • Univadis
  • Clinical Summary
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • La consommation alimentaire d’acides gras trans est associée à une augmentation de 9 à 14 % du risque de cancer du sein, d’après une grande étude de cohorte prospective menée dans neuf pays européens.

Pourquoi est-ce important ?

  • D’après les auteurs, si ces résultats sont confirmés, les seuils actuels définis par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Union européenne (UE) pour les graisses trans industrielles contenues dans les aliments pourraient nécessiter une révision.

Méthodologie

  • L’étude de cohorte de Recherche européenne prospective sur le cancer et la nutrition (EPIC) a été menée auprès de 318 607 femmes sans cancer du sein au début de l’étude (1992–2000).
  • La consommation d’acides gras trans a été évaluée au moyen de questionnaires de référence développés par chacun des neuf pays participants.
  • Deux types de graisses étaient évalués : les acides gras trans industriels (AGTI) utilisés dans les huiles de friture, les margarines et la pâtisserie, et les acides gras trans des ruminants (AGTR) présents dans les produits laitiers et la viande.
  • Financement : Commission européenne ; Centre international de recherche sur le cancer.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 8,1 ans.
  • Une consommation totale d’AGTI plus élevée était associée à une augmentation de 14 % du risque de cancer du sein incident pour le quintile d’exposition le plus élevé, comparativement au quintile le plus faible (rapport de risque [RR] : 1,14 ; intervalle de confiance [IC] à 95 % : 1,06–1,23).
  • Le principal AGTI, l’acide élaïdique, présentait la même association (RR : 1,14 ; IC à 95 % : 1,06–1,23).
  • Une consommation totale plus élevée d’AGTR était associée à une augmentation de 9 % du risque (RR : 1,09 ; IC à 95 % : 1,01–1,17).
  • L’analyse des sous-groupes a révélé qu’une consommation plus élevée d’AGTI et d’AGTR était associée au cancer du sein à récepteur des œstrogènes (Ptendance = 0,009)/récepteur de la progestérone (Ptendance = 0,055) positifs, mais pas à la maladie à récepteurs hormonaux négatifs.

Limites

  • Il s’agit d’une étude observationnelle.