Le VHC chez les UDI : Le sondage C-SCOPE souligne la nécessité de former les médecins

  • Grebely J & al.
  • Int J Drug Policy
  • 23 nov. 2018

  • de Yael Waknine
  • Résumé d’articles
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À retenir

  • Les médecins exerçant dans des structures proposant un traitement par agoniste des opiacés (TAO) reconnaissent l’importance des tests de dépistage et du traitement du VHC chez les usagers de drogues par injection (UDI), mais évaluent comme faibles leurs compétences en matière de prise en charge et de traitement de l’infection.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les constatations soulignent la nécessité d’améliorer l’éducation et la formation sur le VHC des professionnels de santé prescrivant des traitements médicamenteux.

Protocole de l’étude

  • Le sondage en ligne C-SCOPE de 2017 impliquait 203 médecins admissibles exerçant dans des structures proposant un TAO en Europe (45 %), aux États-Unis (40 %), au Canada (8 %) et en Australie (6 %).
  • Compétence auto-évaluée sur une échelle en 7 points (4 = moyenne).
  • Financement : MSD.     

Principaux résultats

  • Spécialités courantes : psychiatrie (29 %), addictologie et psychiatrie en addictologie (21 %, 20 %) et médecine générale/de famille (19 %).
  • Nombre moyen d’années d’exercice : 11 ; nombre moyen d’UDI pris en charge : 51 (infectés par le VHC : 24).
  • La plupart considéraient les tests de dépistage (86 %) et le traitement du VHC (82 %) comme importants.
  • Un faible nombre a signalé une compétence inférieure à la moyenne pour le dépistage régulier (12 %) et l’interprétation (14 %).
  • Une compétence inférieure à la moyenne était le plus souvent signalée pour les aspects suivants :
    • Conseils aux patients sur les nouveaux traitements contre le VHC (27 %).
    • Connaissances des nouvelles options (36 %).
    • Traitement/prise en charge du VHC (40 %).
  • À l’analyse ajustée, les facteurs prédictifs d’une compétence moyenne ou inférieure en matière de traitement/prise en charge du VHC comprenaient : un nombre inférieur d’années d’exercice, un nombre inférieur de patients infectés par le VHC vus au cours des 6 derniers mois, le fait de ne pas avoir reçu d’informations pertinentes, l’absence de formation au cours de l’année écoulée et le fait de ne pas avoir lu ni consulté les recommandations relatives au VHC.

Limites

  • Biais de sélection potentiel.
  • Auto-évaluation.