Le travail c’est la santé...en surpoids ?

  • Virtanen M & al.
  • Int J Obes (Lond)
  • 25 nov. 2019

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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À retenir

Il existe une association modeste mais significative entre le fait de travailler sur une amplitude horaire large et le fait de prendre du poids chez les personnes ayant initialement un indice de masse corporelle (IMC) normal : sur 4,4 années de suivi moyen, les personnes travaillant en moyenne >55 heures hebdomadaires ont un risque d’évoluer vers le surpoids ou l’obésité de 1,17 fois celui des personnes travaillant 35 à 40 heures par semaine. L’analyse réalisée en tenant compte du milieu socioéconomique ne modifie pas la relation.

De par son large effectif et la compilation de données individuelles de 122.000 personnes, cette étude apporte sa conclusion face aux conclusions contradictoires des quelques études prospectives disponibles jusqu’à présent sur le sujet. Il est probable que ceci soit lié à une station assise prolongée, aux mauvaises habitudes alimentaires et l’absence d’activité physique associées à des horaires de travail importants. Les auteurs ont estimé que la prévalence du surpoids et de l’obésité pourrait être réduite de 2,8% si tous les travailleurs à plein temps travaillaient 35 à 40 heures par semaine.

Des taux d’anticorps neutralisants stables sur 24 mois

Les données individuelles de 122.078 sujets appartenant à 19 études de cohortes (6 britanniques, 4 américaines, 1 australienne, 1 allemande, 3 finlandaises, 2 suédoises, 1 belge, 1 européenne) ont été compilées dans cette méta-analyse.

Au total, 50,1% des sujets inclus n’étaient ni en surpoids ni en obésité. Parmi eux, ils étaient un peu plus de la moitié à travailler 35 à 40 heures par semaine (51,9%) tandis qu’ils étaient 6,5% à travailler 55 heures ou plus.

À l’issue d’un suivi moyen de 4,4 ans, 20,2% de la cohorte avait pris du poids et étaient devenus en surpoids ou obèses.

Une relation dose-réponse a été observée entre le nombre d’heures de travail et le risque de surpoids/obésité (p

L’analyse a permis de mettre en évidence un risque de surpoids/obésité pour les personnes ayant initialement un IMC normal, mais n’a pas permis d’observer une relation similaire entre le fait d’être initialement en surpoids et le fait d’évoluer vers l’obésité.