Le traitement et les résultats cliniques présentent des disparités chez les femmes atteintes d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë


  • Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Une meilleure prise en charge ventilatoire chez les femmes atteintes d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) pourrait améliorer leurs résultats cliniques. Telle est la conclusion d’une nouvelle étude publiée dans la revue European Respiratory Journal, qui a révélé des différences entre les sexes concernant les approches et les résultats cliniques du traitement du SDRA.

Les chercheurs ont entrepris de déterminer l’effet du sexe sur la mortalité, la durée de séjour (DS) et la durée de la ventilation artificielle invasive (VAI), chez des patients atteints d’un SDRA qui avaient fait l’objet d’une VAI, après une correction pour prendre en compte les facteurs de confusion cliniques et géographiques, dans une analyse secondaire de l’étude de cohorte multicentrique internationale LUNG SAFE.

Sur les 2 377 patients étudiés atteints d’un SDRA, 905 (38,1 %) étaient des femmes. Aucune différence en fonction du sexe n’a été observée concernant la reconnaissance clinique du SDRA ou le profil de sévérité critique de la maladie.

Les femmes ont reçu des volumes courants plus élevés (8,2 ± 2,1 contre 7,2 ± 1,6 ml/kg ; P 

49,6 % des femmes ont reçu une ventilation du volume courant plus faible, contre 74,2 % des hommes (P 

Chez les patients de plus petite taille (inférieure ou égale à 1,69 m), les femmes étaient significativement moins susceptibles de recevoir des volumes courants plus faibles.

La durée de la VAI et la DS étaient plus courtes chez les femmes ayant survécu que chez les hommes.

Le taux de mortalité hospitalière globale était similaire entre les femmes (40,2%) et les hommes (40,2 %). Cependant, le sexe féminin était associé à un taux de mortalité plus élevé chez les patients atteints d’un SDRA confirmé sévère (68,1 % contre 50,3 %).