Le taux de vitamine D ne présente pas de lien de causalité avec le cancer du sein ou de la prostate

  • Jiang X & al.
  • Int J Epidemiol
  • 28 déc. 2018

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Des études observationnelles antérieures avaient établi un lien entre un taux plus élevé de vitamine D et une réduction du risque de cancer du sein, ainsi qu’un risque accru de cancer de la prostate.
  • Cette étude de randomisation mendélienne (RM) vient confirmer les résultats d’une étude de plus petite envergure, qui n’avait identifié aucune donnée probante de lien de causalité entre le taux de vitamine D prédit génétiquement et le cancer du sein ou de la prostate.

Pourquoi est-ce important ?

  • Cette étude n’appuie pas le fait de modifier le taux de vitamine D afin de réduire le risque de cancer du sein ou de la prostate.

Protocole de l’étude

  • Une analyse par RM à 2 échantillons, à partir de 6 polymorphismes nucléotidiques simples (Single-Nucleotide Polymorphisms, SNP) associés de manière solide au taux de vitamine D, a évalué leur lien de causalité avec les résultats du cancer, tirés des données observationnelles des études d’association pangénomiques (EAPG) les plus importantes menées sur des cas de cancer du sein (n = 122 997) et de cancer de la prostate (n = 79 148), comparativement à des témoins (n = 105 974 et 61 106, respectivement).
  • Financement : NIH ; Fonds mondial de recherche contre le cancer (World Cancer Research Fund) ; autres.

Principaux résultats

  • Aucune association n’a été identifiée entre le taux de vitamine D prédit génétiquement et le cancer du sein, en utilisant une méthode avec pondération par l’inverse de la variance (RC pour chaque augmentation/baisse de 25 nmol/l de la vitamine D : 1,02 ; P = 0,47), ce qui comprenait également le cancer du sein à récepteurs des œstrogènes (Estrogen Receptor, ER) positifs (RC pour chaque augmentation/baisse de 25 nmol/l de la vitamine D : 1,00 ; P = 0,99) et le cancer du sein à ER négatifs (RC pour chaque augmentation/baisse de 25 nmol/l de la vitamine D : 1,02 ; P = 0,75).
  • Aucune association n’a été identifiée entre le taux de vitamine D prédit génétiquement et le cancer de la prostate (RC pour chaque augmentation/baisse de 25 nmol/l de la vitamine D : 1,00 ; P = 0,99) ou le cancer de la prostate avancé (RC pour chaque augmentation/baisse de 25 nmol/l de la vitamine D : 1,02 ; P = 0,72).

Limites

  • Un effet modeste ou non linéaire ne peut être exclu.