Le tabagisme est associé à une plus grande diversité de sous-types de maladies cardiovasculaires que ce que l’on pensait auparavant


  • Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
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Les résultats d’une nouvelle étude prospective à grande échelle montrent que le tabagisme est associé à davantage de sous-types de maladies cardiovasculaires (MCV) que ce que l’on pensait auparavant.

L’étude australienne révèle, pour la première fois, une augmentation significative du risque d’hospitalisation ou de décès pour cause de tachycardie paroxystique incidente, notamment de tachycardie supraventriculaire et de tachycardie ventriculaire, chez des fumeurs actuels, par rapport à des personnes n’ayant jamais fumé.

Les chercheurs ont suivi 188 167 personnes sans MCV ni cancer âgées de 45 ans ou plus entre 2006 et 2009 pendant 7 ans. Les rapports des risques (RR) d’hospitalisation ou de mortalité due à une MCV parmi les fumeurs actuels et les anciens fumeurs, par rapport aux personnes n’ayant jamais fumé, ont été estimés, notamment en fonction de l’intensité et du caractère récent du tabagisme, en utilisant le modèle de régression de Cox. 

Sur les 36 sous-types de MCV spécifiques les plus fréquents, les taux d’événements pour 29 de ces sous-types ont été significativement plus élevés chez les fumeurs actuels que chez les personnes n’ayant jamais fumé.

Les RR corrigés (IC à 95 %) chez les fumeurs actuels, par rapport aux personnes n’ayant jamais fumé, étaient les suivants : 2,45 (2,22–2,70) pour l’infarctus du myocarde aigu, 2,16 (1,93–2,42) pour la maladie cérébrovasculaire, 2,23 (1,96–2,53) pour l’insuffisance cardiaque, 5,06 (4,47–5,74) pour l’artériopathie périphérique, 1,50 (1,24–1,80) pour la tachycardie paroxystique et 2,75 (2,37–3,19) pour la mortalité totale due aux MCV.

Les risques de MCV étaient élevés pour la quasi-totalité des niveaux d’intensité de tabagisme actuel examinés et ont augmenté avec l’intensité du tabagisme.

L’étude, qui a été publiée dans la revue BMC Medicine, a noté que les risques ont diminué avec l’arrêt du tabagisme, les risques excédentaires étant largement évités en arrêtant de fumer avant l’âge de 45 ans.