Le sujet de la lutte contre le VIH, invité des élections législatives irlandaises


  • Heather Mason
  • Actualités Médicales
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En 2019, le gouvernement irlandais a signé la déclaration de Paris, s'engageant à mettre fin à l’épidémie de sida dans ses villes d'ici 2030. L’Irlande est en effet à la traîne dans l’atteinte des objectifs 90-90-90 par rapport aux autres États membres de l'Union Européenne. On estime ainsi que 8 000 et 10 000 personnes vivent actuellement avec le virus dans le pays.

Le Manifeste de HIV Ireland invite à améliorer l'accès aux services de santé sexuelle, le soutien par les groupes de pairs, l’allocation de ressources à une campagne U=U (indétectable = non transmissible), l’amélioration de l'accès à la PrEP, et la révision de la législation concernant l'achat d’actes sexuels et la réduction des risques liée à l'usage de drogues. Le directeur exécutif de HIV Ireland, Stephen O'Hare, a déclaré: « Chaque candidat à l’élection devrait être prêt à déclarer publiquement comment, en tant qu'élu, il agira pour lutter contre le VIH, la stigmatisation qui lui est liée et pour soutenir des mesures reconnues efficaces et favorisant le bien-être, notamment pour les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) en Irlande ».

 

Ainsi HIV Ireland appelle le futuur gouvernement irlandais à:

  • Tenir l’engagement à mettre fin aux nouvelles transmissions du VIH d'ici 2030.
  • Élaborer et mettre en œuvre une nouvelle stratégie nationale de santé sexuelle.
  • Atteindre l'objectif fixé par Fast-Track Cities pour faire disparaître la stigmatisation et la discrimination liées au VIH.
  • Investir dans la santé publique et financer les services de prise en charge du VIH pour répondre aux besoins de tous.
  • Tenir l'engagement de revoir la législation criminalisant l'achat d’actes sexuels.
  • Développer et financer des interventions précoces de réduction des risques à destination des personnes impliquées dans les pratiques de chemsex.
  • Mettre fin à la règle discriminatoire imposant un délai de 12 mois pour le don de sang des personnes homosexuelles, bisexuelles et pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.
  • Favoriser l’accès de proximité aux services de soutien par les pairs pour les PVVIH.