Le rituximab n’apporte aucun bénéfice concernant le syndrome de fatigue chronique


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Dans un essai de phase III, randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo, la déplétion lymphocytaire B induite par plusieurs perfusions de rituximab sur 12 mois n’a pas été associée à des améliorations cliniques chez les patients atteints d’une encéphalomyélite myalgique/d’un syndrome de fatigue chronique (EM/SFC). 

Des chercheurs de l’hôpital universitaire de Haukeland en Norvège ont affecté de manière aléatoire 151 adultes atteints d’une EM/d’un SFC pour recevoir soit un placebo, soit du rituximab durant la période de l’étude. Les participants ont reçu un traitement ou une perfusion simulée à deux semaines d’intervalle, suivi(e) de quatre perfusions d’entretien à 3, 6, 9 et 12 mois. Au cours de deux années de suivi, les chercheurs se sont intéressés à l’amélioration des scores de la fatigue et de la fonction déclarée par les patients.

Contrairement aux observations préliminaires faites dans les essais de phase I et de phase II, aucune différence significative sur le plan statistique n’a été constatée entre les groupes, quelle que soit la mesure prise en compte.

Les taux de réponse globale étaient de 35,1 % dans le groupe du placebo et de 26,0 % dans le groupe du rituximab (différence : 9,2 % ; IC à 95 % : -5,5 % à 23,3 % ; P = 0,22). Les groupes de traitement n’ont pas présenté de différence concernant le score de fatigue sur une période de 24 mois (différence concernant le score moyen : 0,02 ; IC à 95 % : -0,27 à 0,31 ; P = 0,80) ou l’un des critères d’évaluation secondaires. Vingt patients du groupe du rituximab et 14 patients du groupe du placebo ont présenté des événements indésirables graves.

Selon les auteurs, les résultats qui ont été publiés dans la revue Annals of Internal Medicine affaiblissent les arguments en faveur de l’utilisation du rituximab pour le traitement de l’EM/du SFC.