Le risque de fracture chez les patients diabétiques de type 2 nouvellement diagnostiqués est-il augmenté ?

  • Davie GS & al.
  • Diabetes Care

  • Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir

Une large étude menée sur une cohorte de plus de 150.000 sujets ayant reçu un diagnostic de diabète de type 2 entre 2004 et 2013 et suivis jusqu’en 2019 et presque 750.000 sujets non diabétiques ne permet pas d’affirmer que le risque de fracture serait supérieur chez les sujets diabétiques par rapport aux sujets non diabétiques. En revanche, une analyse menée plus spécifiquement chez les 85 ans et plus montre qu’il y aurait bien un risque supérieur de fracture chez les diabétiques par rapport aux non diabétiques. Le risque de fracture pourrait également augmenter avec l’ancienneté de la maladie. Les patients recevant le diagnostic ont tout intérêt à modifier rapidement leurs habitudes de vie en favorisant notamment des activités physiques qui permettent à la fois de perdre du poids et de renforcer la résistance osseuse.

Méthodologie

Cette étude de cohorte britannique a été menée à partir de données collectées grâce au système d’assurance maladie britannique (The Health Improvement Network) chez des adultes de plus de 35 ans ayant reçu un diagnostic de diabète de type 2 entre 2004 et 2013. Toutes les fractures survenues jusqu’en 2019 ont été identifiées. Ces données ont été comparées aux fractures survenues chez des sujets non diabétiques. Le délai de survenue de la première fracture après diagnostic du diabète et la prévalence annuelle des fractures ont été ensuite mesurés.

Principaux résultats

Au global, 174.244 personnes ayant un diabète de type 2 et 747,290 sans diabète ont été incluses dans les analyses. Le suivi  médian était respectivement de 5,8 ans et 4,4 ans. Plus de la moitié des sujets diabétiques (54%) et 26% de ceux qui ne l’étaient pas étaient obèses (pour ceux dont les données d’IMC étaient rapportées). Les analyses montrent que par rapport aux hommes non diabétiques, les hommes diabétiques n’auraient pas plus de risque de fracture (hazard ratio ajusté (HRa) 0,97 [0,94-1,00]) et qu’il y aurait une faible réduction du risque de fracture (-6%) chez les femmes (HRa 0,94 [0,92-0,96]). 

Les choses étaient plus marquées pour les populations âgées. En effet, le risque de nouvelle fracture était diminué de 15% chez les patients diabétiques âgés de 85 ans et plus quel que soit leur sexe, avec des données plus significatives pour les femmes (HRa chez l’homme 0,85 [0,71-1,00], HRa chez la femme 0,85 [0,78-0,94]).