Le risque d’événements thromboemboliques artériels augmente avant un diagnostic de cancer


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle étude a révélé que le risque de thromboembolie artérielle augmente de manière significative au cours de l’année précédant un diagnostic de cancer. 

Des chercheurs ont utilisé un ensemble de données basées sur la population américaine issues de SEER-Medicare (Surveillance, Epidemiology, and End Results, Surveillance, épidémiologie et résultats finaux) pour examiner de façon rétrospective le risque d’infarctus du myocarde (IM) et d’accident vasculaire cérébral (AVC) chez les personnes âgées d’au moins 67 ans nouvellement diagnostiquées d’un cancer du sein, du poumon, de la prostate, du côlon et du rectum, de la vessie, de l’utérus, du pancréas et de l’estomac ou d’un lymphome non hodgkinien, du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2013 et chez des témoins appariés. 

Ils ont découvert que le risque d’IM et d’AVC ischémique augmente d’environ 69 % au cours de l’année précédant un diagnostic de cancer. Le risque d’événements thromboemboliques artériels commence à augmenter 150 jours avant la date du diagnostic de cancer chez les personnes plus âgées et culmine dans les 30 jours précédant le diagnostic. Le risque était le plus élevé dans le cas d’un cancer du poumon et d’un cancer du côlon et du rectum. 

Les auteurs on présenté les résultats dans la revue Blood et recommandent aux patients victimes d’un IM aigu et d’un AVC ischémique d’être à jour vis-à-vis du dépistage adéquat du cancer, et aux cliniciens d’établir un seuil faible à partir duquel ils examinent la présence de symptômes ou de signes correspondant à un cancer occulte, tels qu’une anémie ou une perte de poids inexpliquée.