Le profilage moléculaire des « répondeurs exceptionnels » au traitement contre le cancer est possible

  • Conley BA & al.
  • J Natl Cancer Inst
  • 27 avr. 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • L’identification rétrospective des répondeurs exceptionnels au traitement contre le cancer et le profilage moléculaire du tissu archivé préalablement au traitement sont possibles.

Pourquoi est-ce important ?

  • Éditorial accompagnant l’étude : « les répondeurs exceptionnels pourraient nous aider à identifier des anomalies moléculaires nouvelles ou connues, qui pourraient permettre de prédire la réponse aux agents ciblant une voie biologique pertinente ».

Protocole de l’étude

  • L’étude a évalué la faisabilité et l’utilité potentielle du séquençage de l’ADN et de l’ARN d’échantillons tumoraux cliniques provenant de patients ayant présenté des réponses exceptionnellement profondes ou durables à un traitement systémique.
  • 117 cas de répondeurs exceptionnels avec des tissus analysables ont été identifiés.
  • Les critères des réponses exceptionnelles incluent :
    • une réponse complète ou partielle attendue inférieure à 10 % (n = 37) ;
    • une réponse exceptionnellement longue (n = 54) ; et
    • la combinaison des 2 critères (n = 26).
  • Financement : Institut national américain du cancer (National Cancer Institute).

Principaux résultats

  • Les traitements comprenaient :
    • des schémas chimiothérapeutiques combinés (n = 80) ;
    • des agents anti-angiogéniques avec ou sans chimiothérapie supplémentaire (n = 34) ; et
    • des inhibiteurs de point de contrôle immunitaire (n = 6).
  • Des mutations germinales cliniquement pertinentes potentielles ont été observées dans six tumeurs :
    • Des mutations pathogènes de BRCA1/2 ont été observées chez des patients atteints d’un cancer du sein (n = 2), d’un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC ; n = 1) et d’un cancer rectal (n = 1). 
    • Une patiente atteinte d’un cancer du sein présentait une mutation germinale pathogène connue de BRCA1, et l’autre présentait une mutation germinale probable de CHEK2.
    • Une patiente atteinte d’un cancer du poumon mal différencié, qui avait des antécédents de cancer du sein, présentait une mutation de PALB2.

Limites

  • Il s’agit d’une étude rétrospective.