Le pomalidomide à faible dose offre une clairance durable des lésions anales dues au VPH

  • CROI 2020
  • 10 mars 2020

  • Par Pavankumar Kamat
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Le pomalidomide à faible dose a entraîné une clairance continue et durable des lésions épidermoïdes intraépithéliales anales de haut grade (High-grade Squamous Intraepithelial Lesions, HSIL) persistantes, associées à une infection au virus du papillome humain (VPH), chez des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), indépendamment de leur statut du virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

Pourquoi est-ce important ?

  • Les HSIL sont prévalentes chez les HSH, avec un risque élevé de progression vers un cancer de l’anus.
  • Le pomalidomide est susceptible d’être thérapeutique en contexte de HSIL, en stimulant les réponses immunitaires au VPH.

Protocole de l’étude

  • Cette étude de phase II incluait des HSH (âge : 40–50 ans ; n = 26) présentant des HSIL anales persistantes (depuis plus de 12 mois), mises en évidence par une biopsie, et traités par pomalidomide à faible dose sur des cycles continus pendant 6 mois.
  • Financement : Institut sur le cancer de Nouvelle-Galles du Sud (Cancer Institute New South Wales) ; Conseil national australien de la santé et de la recherche médicale (Australian National Health and Medical Research Council) ; Celgene. 

Principaux résultats

  • À 6 mois, le taux de réponse globale (clairance complète ou partielle d’au moins 50 % à l’anuscopie de haute résolution) était de 50 %.
    • Les taux de réponse complète (RC) étaient de 44 % dans le groupe VIH et de 27 % dans le groupe sans VIH.
  • À 12 mois, le taux de réponse globale a augmenté pour atteindre 63 %.
    • Le taux de RC dans les groupes VIH et sans VIH était de 33 %.
  • Les réactions indésirables étaient généralement légères et ont disparu spontanément, sans qu’aucune réaction idiosyncrasique ni perte de suppression virale ne soient observées dans le groupe VIH, tou comme aucun arrêt lié au traitement.

Limites

  • Tous les participants sauf un étaient d’origine ethnique blanche.