Le point sur les relations entre microbiome intestinal et maladies pédiatriques

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Le tube digestif est de loin le plus vaste réservoir de bactéries de l'organisme : 1013 appartenant à 1 000 espèces, 100 fois plus que de cellules du corps. Le recensement et le rôle de ces bactéries font des progrès constants grâce au séquençage de leur génome qui a remplacé les techniques de bactériologie classiques, difficiles du fait du caractère anaérobie de la plupart des germes. De surcroît, la métagénomique permet l'étude du contenu génétique de l'ensemble d'un échantillon et donne un aperçu de son potentiel fonctionnel. Des pédiatres gastroentérologues de Philadelphie font une revue du rôle du microbiome dans plusieurs maladies pédiatriques, appuyée sur 96 références.

Les facteurs déjà connus qui déterminent la composition de la flore intestinale des nouveau-nés sont le mode d'accouchement, l'alimentation et les antibiotiques (AB) qui perturbent son installation.

Ultérieurement, la flore acquiert un type adulte vers 3 ans, liée à l'introduction des aliments solides. Dans les pays en développement, il existe une plus grande diversité de la flore en comparaison de celle des sujets des pays développés. Cette perte de diversité pourrait contribuer à l'augmentation de fréquence de plusieurs maladies. Une croissance rapide pendant la première année est associée à un risque d'obésité et parmi les facteurs de risque, le mode de délivrance et l'exposition précoce aux AB ont été identifiés. La flore fécale des obèses est différente de celle des minces, avec une diminution des Bactéroïdes et une augmentation des Firmicutes qui tend à se corriger en cas d'amaigrissement. Des capacités variables de récupération de l'énergie à partir des fibres non dig...