Le Père Noël utilise-t-il un émollient ?

  • Charlier P & al.
  • J Eur Acad Dermatol Venereol
  • 5 déc. 2018

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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Le Père Noël ne se ménage pas à l’approche des fêtes. Son environnement et ses conditions de travail l’expose à de nombreux risques de pathologies notamment dermatologiques. Une lettre parue dans le Journal of the European Academy of Dermatology and Venereology en dresse la liste :

  • risque lié d’abord à son lieu d’habitation et de travail : soumis à un faible ensoleillement et un froid intense, sa peau est exposée à un risque de sécheresse cutanée, d’engelures et de rosacée.
  • risque lié à ses déplacements professionnels : carcinome épidermoïde du scrotum lié aux suies de cheminée, cancer cutané lié aux radiations solaires en altitude, risque de macération cutanée et de coup de soleil lors de ses livraisons dans les pays chauds.
  • risque lié à l’élevage de rennes : risque de morsures, d’allergie ou d’infection à poxvirus.

Les risques ne s'arrêtent pas à la sphère cutanée : on a peu de difficultés à imaginer le risque d’infection auquel il est exposé en rendant visite aux enfants hospitalisés, ainsi que le risque de troubles musculosquelettiques, de jetlag et de troubles du sommeil liés à l’activité intense de fin d’année.

Une consultation dermatologique annuelle pourrait a minima lui être recommandée... et, dans le délai, l’utilisation d’un émollient.