Le pembrolizumab constitue une véritable avancée dans le cancer, mais pour quel ratio coût/efficacité ?

  • Lung Cancer

  • Par Nathalie Barrès
  • Actualités médicales
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À retenir 

Le pembrolizumab, un nouvel anticorps monoclonal anti PD-1 (programmed of death 1) approuvé depuis janvier 2017 par l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) apparaît comme une stratégie thérapeutique prometteuse en 1ère ligne de traitement du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) épidermoïde ou non, exprimant le PD-L1 au seuil ≥50%, sans mutation tumorale EGFR ou ALK.  Cette molécule a démontré dans ce contexte sa supériorité par rapport au traitement de référence (bithérapie à base de sels de platine) en termes de survie sans progression et de survie globale (étude KEYNOTE-024). Une étude pharmaco-économique tenant compte des caractéristiques de notre système de soins, vient d’évaluer le rapport coût-efficacité de ce nouveau traitement par rapport au traitement de référence.

  • Les résultats de celle-ci montrent que dans ce contexte, le pembrolizumab est associé à une amélioration de l’espérance de vie, des QALYs (Quality Adjusted Life Years-années de vie pondérées par l’état de santé), et à une augmentation des coûts liés la prise en charge de ce cancer. Ainsi, le pembrolizumab montre un rapport coût/efficacité intéressant par rapport au traitement standard à base de sels de platine en 1ère ligne chez des patients ayant un CBNPC, avec PD-L1 ≥50% métastatique, épidermoïde ou non, en supposant un seuil de QALY
  • Les projections à 10 ans, suggèrent que chez les sujets souffrant de CBNPC épidermoïde, le pembrolizumab serait associé à une amélioration de l’espérance de vie de 11 mois et d'une QALY de 9 mois, pour 62.032 euros de plus, par rapport à une association de sels de platine.
  • Les mêmes analyses pour le CBNPC non épidermoïde, montrent une augmentation de l’espérance de vie associée à l’utilisation du pembrolizumab de 10,2 à 15,8 mois et des QALYs de 7,7 à 12,2 mois, selon le sels de platine utilisés, pour un coût supplémentaire situé entre 14.947 et 47.064 euros selon l’association de sels de platine utilisée en comparateur.

Ainsi, l’utilisation du pembrolizumab dans le CBNPC de type épidermoïde serait associée à 84.097 euros/QALY gagnée ou 66.825 euros/année de vie gagnée, et ces chiffres seraient de 78.729 euros/QALY gagnée ou 62.846 euros/année de vie gagnée dans le CBNPC non-épidermoïde (en considérant l’association paclitaxel-bevacizumab en comparateur). Ce résultat est intéressant en supposant qu’une QALY est

Principales limitations

Les extrapolations ont été réalisées à partir des analyses intermédiaires de l’étude KEYNOTE-024. Ces résultats pourraient évoluer avec un suivi plus long.

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