Le pape indique aux médecins que le fait d’éviter d’administrer un traitement « trop zélé » n’est pas comparable à l’euthanasie


  • Mary Corcoran
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Le pape François a indiqué aux médecins, participant à un congrès de la région européenne de l’Association médicale mondiale (AMM) ayant pour thème « Les questions sur la fin de vie », que les améliorations des outils techniques et de la médecine ont pour implication la nécessité d’une « plus grande sagesse » afin d’éviter la tentation d’« insister sur des traitements qui ont des effets puissants sur le corps, mais qui parfois ne servent pas au bien-être intégral de la personne ».

Organisé par l’AMM, l’Association médicale allemande (German Medical Association, GMA) et l’Académie pontificale pour la vie (Pontifical Academy for Life, PAV), l’événement a réuni des professionnels de santé, des représentants d’autorités légales, des experts en soins palliatifs et en éthique médicale, des théologiens et des philosophes de plus de 30 pays.

Dans un message lu par le cardinal Turkson, préfet du dicastère pour le service du développement humain intégral, le pape a indiqué que même si les interventions deviennent toujours plus efficaces, elles ne sont pas toujours bénéfiques et qu’il convient de prendre en considération les souhaits du patient de manière attentive. Le fait d’éviter un traitement trop zélé, a-t-il déclaré, d’un point de vue éthique, « est quelque chose de complètement différent de l’euthanasie, qui est elle toujours condamnable ». Une telle décision, a-t-il précisé, « reconnaît de manière responsable les limites de notre mortalité, une fois qu’il devient manifeste que l’opposition à la mort est inutile ».

La conférence visait à contribuer au débat sur les questions liées à la fin de vie initié récemment par le comité d’éthique médicale de l’AMM.