Le nombre de cas de hantavirus en Europe a atteint son plus haut niveau en cinq ans


  • Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
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Les infections à hantavirus ont atteint leur plus haut niveau en cinq ans dans la région européenne, selon les dernières données du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (European Centre for Disease Prevention and Control, ECDC).

Un nouveau rapport du Système de surveillance européen (The European Surveillance System, TESSy) montre que, dans 21 pays, les dernières données disponibles indiquent un taux de notification de 0,8 cas pour 100 000 habitants. Au cours de la période de 5 ans allant de 2013 à 2017, le nombre de cas de hantavirus signalés a varié de 2 157 en 2013 au chiffre élevé de 4 239 en 2017, sans tendance manifeste.

Deux pays, l’Allemagne et la Finlande, ont représenté 70,1 % de tous les cas signalés. La Finlande a affiché le taux de notification le plus élevé avec 22,6 cas pour 100 000 habitants.

La plupart des cas ont été infectés par le virus Puumala (VPUU) et la maladie a principalement affecté des adultes âgés de plus de 25 ans. L’infection à hantavirus était plus fréquente chez les hommes pour tous les groupes d’âge, avec un ratio global brut du nombre de cas masculins/féminins de 2,1:1. 

La modification des caractéristiques paysagères et des paramètres climatiques déterminant les ressources alimentaires disponibles pour les rongeurs pourrait expliquer les fluctuations du taux de circulation des hantavirus et la variation annuelle du nombre d’infections à hantavirus, a indiqué l’ECDC.

En l’absence d’un vaccin homologué, la prévention repose principalement sur le contrôle des rongeurs, l’évitement des contacts et le contrôle adéquat de l’hygiène des zones contaminées par les excrétions de rongeurs.