Le nintédanib n’améliore pas la survie dans le cadre du cancer de l’ovaire avancé

  • Ray-Coquard I & al.
  • Int J Cancer
  • 5 août 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Lors de l’analyse finale de l’essai AGO-OVAR 12, l’ajout de nintédanib n’a pas permis d’ajouter un bénéfice de survie à une chimiothérapie de première intention standard, dans le cadre du cancer épithélial de l’ovaire avancé nouvellement diagnostiqué.
  • Aucun nouveau signe d’alerte concernant la sécurité d’emploi n’a été rapporté.

Pourquoi est-ce important ?

  • L’avantage en termes de SSP précédemment rapporté avec le nintédanib dans un sous-groupe à risque non élevé ne s’est pas traduit par un bénéfice de SG ; les résultats ne plaident pas en faveur du nintédanib dans le cadre du cancer de l’ovaire.

Protocole de l’étude

  • Il s’agit de l’analyse finale de l’essai de phase III randomisé GCIG/ENGOT/AGO-OVAR 12, mené en double aveugle auprès de 1 366 patientes atteintes d’un cancer épithélial de l’ovaire, péritonéal primitif ou des trompes de Fallope avancé nouvellement diagnostiqué.
  • Après une chirurgie de réduction tumorale primaire, les patientes ont été affectées de manière aléatoire selon un rapport de 2:1 pour recevoir l’association paclitaxel et carboplatine en association avec du nintédanib oral ou un placebo pendant six cycles. Par la suite, le nintédanib/placebo était poursuivi en monothérapie pendant 120 semaines, ou jusqu’à la progression de la maladie ou la survenue d’une toxicité inacceptable.
  • Financement : Boehringer Ingelheim, Ingelheim, Allemagne.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 60,9 mois.
  • Dans le groupe nintédanib, comparativement au groupe placebo :
    • Aucune différence significative n’a été observée au niveau de la SG médiane (62,0 mois contre 62,8 mois ; rapport de risque [RR] : 0,99 ; P = 0,86).
    • Une amélioration significative de la SSP médiane a été observée (17,6 mois contre 16,6 mois ; RR : 0,86 ; P = 0,029).
    • L’avantage en termes de SSP a été observé chez des patients à risque non élevé (RR : 0,77 ; IC à 95 % : 0,64–0,93), mais pas chez les patients à risque élevé.
    • Les événements indésirables de grade supérieur ou égal à 3 étaient plus fréquents (81 % contre 67 %).
  • Aucun nouveau signe d’alerte concernant la sécurité d’emploi n’a été rapporté.

Limites

  • 51,7 % des patients traités par nintédanib ont nécessité une réduction de la dose.