Le moment est-il venu de prescrire un régime à base de plantes ?


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Les régimes alimentaires comprenant un apport plus élevé en protéines d’origine végétale pourraient contribuer à une meilleure santé et à une plus grande longévité, selon une recherche publiée cette semaine dans la revue JAMA Internal Medicine

Pour les besoins de l’étude, les chercheurs ont évalué les associations entre l’apport en protéines animales et végétales et la mortalité toutes causes confondues et spécifique par cause, chez 70 696 adultes issus de la Cohorte prospective mise en place dans des centres de santé publique japonais. Les participants âgés de 45 à 74 ans ont été suivis pendant une durée moyenne de 18 ans. Les données sur l’apport alimentaire ont été recueillies par le biais d’un questionnaire de fréquence alimentaire validé, et les participants ont été regroupés en catégories de quintile en fonction de leur apport en protéines.

Pendant la période de l’étude, 12 381 participants sont décédés. L’étude a révélé que la consommation de protéines d’origine végétale était associée à une mortalité totale plus faible (rapport de risque [RR] pour le quintile 2 : 0,89 [IC à 95 % : 0,83–0,95] ; RR pour le quintile 3 : 0,88 [IC à 95 % : 0,82–0,95] ; RR pour le quintile 4 : 0,84 [IC à 95 % : 0,77–0,92] ; RR pour le quintile 5 : 0,87 [IC à 95 % : 0,78–0,96] ; avec le quintile 1 comme catégorie de référence [P = 0,01 pour la tendance]). Un apport plus élevé en protéines d’origine végétale a également été associé à une mortalité par maladie cardiovasculaire (MCV) plus faible. 

La consommation de protéines d’origine animale n’a pas été associée aux résultats de mortalité, mais les auteurs ont découvert que le remplacement des protéines provenant de la viande rouge ou de la viande transformée par des protéines d’origine végétale a été associé à une mortalité totale, une mortalité liée aux cancers et une mortalité liée aux MCV plus faibles.