Le manque ou l’excès de sommeil a des répercussions sur la santé cardiovasculaire


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle étude suggère que le fait de dormir moins de six heures ou plus de neuf heures par nuit pourrait avoir un impact significatif sur la santé cardiovasculaire. 

Dans le cadre d’une méta-analyse, présentée cette semaine à l’occasion du congrès de la Société européenne de cardiologie (European Society of Cardiology), des chercheurs ont examiné les données tirées de 11 études prospectives ayant inclus plus d’un million d’adultes afin d’évaluer la relation potentielle entre la durée quotidienne de sommeil et la morbidité ou mortalité due aux maladies cardiovasculaires. 

Ils ont découvert que, par rapport aux adultes qui dormaient entre six et neuf heures par nuit, ceux qui dormaient moins de six heures avaient un risque de maladies cardiovasculaires (MCV) et de mortalité d’origine cardiovasculaire accru de 11 %, tandis que ceux qui dormaient plus de neuf heures présentaient un risque accru de plus de 30 %. 

« Il est peu probable qu’une courte nuit de sommeil ou grasse matinée occasionnelle nuise à la santé, mais de plus en plus de données probantes indiquent que la privation de sommeil ou l’excès de sommeil pendant une période prolongée est à éviter », a déclaré l’auteur de l’étude, le Dr Epameinondas Fountas du Centre de chirurgie cardiaque Onassis, à Athènes en Grèce. 

Les auteurs ont noté que les précédentes recherches ont identifié des données contradictoires au sujet de l’impact de la privation de sommeil ou de l’excès de sommeil sur la morbidité et la mortalité dues aux maladies cardiovasculaires. Le Dr Fountas a noté comme point fort de l’analyse en question que seules des études prospectives ont été incluses.