Le langage a un rôle considérable au moment d’exprimer l’incertitude diagnostique

L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. Inscrivez-vous gratuitement

L’incertitude diagnostique est omniprésente dans la pratique clinique et la communication de cette incertitude joue un rôle essentiel. De nouveaux résultats suggèrent que la façon dont l’incertitude clinique est communiquée pourrait avoir des répercussions sur la volonté des patients de suivre les consignes.

Dans une nouvelle étude, publiée dans la revue International Journal for Quality in Health Care, les chercheurs ont évalué les effets de différentes stratégies de communication de l’incertitude diagnostique sur les perceptions qu’ont les patients de la compétence des médecins et leur satisfaction à l’issue des consultations. Soixante-et-onze participants ont été affectés de manière aléatoire à une vignette parmi trois possibles, chacune décrivant une façon différente de communiquer l’incertitude diagnostique à des parents, avant de répondre à un questionnaire en ligne à 37 items.

Les auteurs ont découvert que l’expression explicite de l’incertitude était associée à une compétence technique perçue comme moindre, à une plus faible confiance et à une moins bonne observance de la part des patients, par rapport aux deux groupes où cette incertitude avait été communiquée de manière implicite aux parents. Les résultats se sont avérés comparables pour ces deux derniers groupes.

« Les diagnostics erronés sont fréquents dans la pratique médicale et pour qu’il y ait des améliorations, l’incertitude liée au diagnostic est quelque chose que les médecins et les patients devront accepter », a indiqué l’auteur principal, le Dr Hardeep Singh. « Notre étude sert de base à l’élaboration future de conseils factuels sur la façon dont les médecins peuvent communiquer au mieux l’incertitude diagnostique aux patients afin d’améliorer le diagnostic et les résultats des soins. »