Le DMP est relancé : les Français y adhéreront-ils enfin ?


  • JIM Vu par vos patients
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Initié par Philippe Douste-Blazy en 2004, puis relancé en 2008 par Roselyne Bachelot, le Dossier Médical Partagé (DMP) a finalement été mis en place en 2011, sans grand succès. Alors que l'objectif était d'atteindre les 5 millions de DMP à la fin 2013, seuls 418 011 dossiers médicaux personnels étaient ouverts en janvier 2014... Lundi dernier, c'était au tour de la ministre de la Santé Agnès Buzyn de relancer ce carnet de santé numérique, incitant « tous les Français » à se faire ouvrir un DMP via Internet (sur le site dmp.fr) ou chez leur pharmacien. L'argument prôné est celui d'un outil de partage d'information garantissant une « meilleure médecine », avec « des gains de temps, peut-être des économies » à la clé.

Un nouveau dispositif est testé depuis 2016 dans neuf départements. Gratuit, confidentiel et sécurisé, le DMP conserve les informations de santé du patient qui est libre de les partager avec son médecin traitant et d'autres professionnels de santé. Y figurent un historique de soins des 24 derniers mois, les antécédents médicaux, les résultats d'examens, les comptes rendus d'hospitalisation ou encore les coordonnées des proches à prévenir en cas d'urgence. Le DMP est particulièrement recommandé aux personnes atteintes de pathologies chroniques ou aux personnes fragiles, comme les femmes enceintes. En favorisant la transmission d'information, ce carnet de santé numérique permet de prévenir certains incidents (avec la connaissance d'allergies par exemple), les interactions médicamenteuses dangereuses ou les actes redondants et inutiles. Mais finira-t-il par s'imposer dans le quotidien des Français ? Selon l'Assurance maladie, près d'1,9 million de personnes disposent actuellement d'un DMP. On est donc encore très loin de l'objectif de 40 millions d'ici à 5 ans fixé avec des syndicats de professionnels de santé...